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Voilà bientôt dix mois que nous sillonnons les routes nord-américaines. Nous arrivons enfin dans le parc national de Yellowstone. Ce sera certainement le joyau du périple.

Dès l’entrée de ce vaste espace naturel dont la superficie équivaut à celle de la Corse, petits et grands sont émerveillés. Les troupeaux de bisons avec les nouveau-nés nous captivent un bon moment.

Plus loin, les phénomènes volcaniques nous accueillent. Les geysers nous arrosent d’eau chaude venue des entrailles de la terre, des piscines acides nous subjuguent par leur infinie palette de couleurs.

Il est temps de rentrer après cette première journée. Notre position dominante dans le camping-car nous donne l’immense chance d’observer des coyotes.

Mais toujours pas de traces de celui que nous attendons tant depuis notre arrivée dans le Nouveau Monde. Serait-ce possible que nous rentrions bredouilles en France après tout ce temps passé à le chercher ?

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Les jours suivants sont tout aussi exceptionnels. Ça glougloute, ça siffle, souffle, gronde, pète, pique la gorge et sent le soufre. C’est un monde odorant, calme et bruyant à la fois, sauvage, coloré, lumineux. Comme c’est beau !

Nous croisons des serpents enlacés, un renard gris fatigué, des cervidés affairés. Mais toujours pas celui pour lequel nous sommes venus…

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Aujourd’hui alors ce sera safari. Puisqu’il ne veut pas venir à nous, nous allons le débusquer.

Cervidés, antilopes et bisons deviennent familiers. Les enfants ne les regardent même plus. Ils n’ont qu’une obsession : qu’enfin cette rencontre promise se réalise.

En attendant, montagnes encore enneigées en cette fin de mois de mai et lacs gelés ravissent notre regard.

Malheureusement, notre dernière journée dans le parc se termine et nous devons donc nous faire une raison. La rencontre que nous attendions n’aura pas lieu. Tout le monde est déçu.

Soudain, un attroupement sur la route nous invite à nous arrêter. Alors que nous n’y croyions plus, dans la pente, juste à notre droite, sur un tronc d’arbre couché, il est là.

Chanceux que nous sommes, une place de stationnement aux dimensions de notre camping-car nous attend un peu plus loin. Nous voici courant vers la foule avant qu’il ne disparaisse. Ce serait bien notre veine ! Dix mois à l’attendre, à l’espérer dans la plupart des parcs nationaux traversés et, aujourd’hui, dernier jour où nous nous trouvons dans un espace où il vit, il pourrait s’éclipser sans qu’on ait le loisir de l’observer ? Mais il est là, il nous attend, l’ours noir.

Un adolescent seul, tantôt fatigué, tantôt joueur, nargue nos appareils photos à une cinquantaine de mètres de nous.

Et un peu plus loin, rencontre inespérée avec une femelle adulte gourmande et son intrépide ourson.

Moment magique. On ne l’attendait plus. Il s’est offert à nous.

Rencontre inoubliable avec l’ours noir.

Souvenirs d’un joyau de la nature gravés pour l’éternité dans nos mémoires.

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