Carnet de voyage

Canada, Etats-Unis, Mexique en camping-car

Dernière étape postée il y a 4 jours
Un an en famille pour découvrir les splendeurs des Amériques à bord de notre camping-car. Suivez-nous en live sur ce carnet.
22 août 2017 au 13 juillet 2018
326 jours
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15
juin
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Montebello

Le Parc Omega

Publié le 15 juin 2018

A notre passage au Québec au mois de septembre dernier, les enfants nous avaient parlé d'un parc animalier qu'ils avaient découvert au travers d'une vidéo Youtube et qui, soit disant, était génial. Nous l'avions laissé de côté à ce moment là afin d'éviter un détour supplémentaire et leur avions promis d'y penser au retour. Chose promise, chose due. Nous avons donc pris des billets en ligne hier pour leur faire la surprise ce matin. L'effet a été total car je pense qu'ils avaient été jusqu'à oublier totalement cet épisode et donc ce zoo. Mais leur joie n'en a été que plus grande de revoir tous ces animaux nord américains en pleine nature (ou presque), ce parc étant un enclos géant ou l'on se promène en véhicule avec la faune tout autour de nous. Seuls les prédateurs sont séparés des autres pensionnaires, pour des raisons, dirons nous, de cohabitation compliquée. Pourtant une petite chasse d'une meute de loup aurait été un joli spectacle, mais un peu trop sanguin peut-être pour une attraction familiale.

Et pour finir, ce qui est le plus drôle ici, c'est que ce sont les visiteurs qui sont en cage...

... et que ce sont les animaux qui viennent les importuner. Vengeance de mère Nature !

11
juin
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juin
Publié le 14 juin 2018

La tournée des grands lacs continue. Aujourd'hui, le lac Ontario et le lac Erié. Ce qui rend célèbres ces deux derniers, c'est la rivière qui les relie, le Niagara et surtout ses fameuses chutes d'eau qui délimitent la frontière entre les deux voisins nord-américains. Les deux pays ont transformé le site en un gigantesque piège à touristes. Du côté USA, un State park pour s'approcher au plus près des deux cascades, des passerelles gigantesques pour se rendre jusque sous les énormes trombes d'eau et une légende de la navigation touristique, le Maid of the Mist qui navigue sur cette rivière au pied des chutes depuis 1846. Côté canadien, une esplanade de plus d'un kilomètre qui surplombe le courant, un ascenseur qui vous descend derrière la plus grande des cataractes et aussi un bateau qui se précipite, avec ses centaines de spectateurs encapuchonnés de cirés aux couleurs vives, vers une douche gratuite de dix minutes. Pour nous, point trop n'en faut et nous avons profité un peu moins d'une heure de la superbe vue du côté canadien vers ses deux géantes tonitruantes : un peu trop touristique à notre goût et un côté un peu suranné version vieux parc d'attraction de la zone canadienne.

Ce soir, étape au bord du lac Erié où nous espérons mieux dormir que la nuit dernière, où les trains ont vibré et hurlé toutes les heures...

9
juin
9
juin
Publié le 9 juin 2018

De bon matin, il y a trois jours, sur la plage de Terrace Bay dont je vous ai parlé au dernier post, nous avons eu une drôle de visite. Au petit jour, pas encore bien réveillé, je regarde par la fenêtre de la capucine et je vois au loin un volatile au plumage bien différent de ceux rencontrés jusqu'ici au Canada. Pris d'une subite envie de vérifier mon pressentiment, je m'habille vite fait, j'enfile des chaussures sans faire les lacets, je prends l'appareil photo et je file sur la plage. Après cent mètres dans le sable, je zoome sur l'oiseau en question et surprise, ce que je pressentais se réalise ; il semblerait que ce soit un grand rapace, je pense même qu'il s'agit du fameux Bald Eagle, l'aigle pêcheur américain, symbole des USA. Nous en avions entraperçu un au Lake Martin en Louisiane mais pas de si près. Je prends deux photos au vol et ce dernier, dérangé, s'enfuit à tire d'ailes.

Dommage ! Mais il fait finalement le coquet et se poste sur la cime d'un arbre quelques mètres plus loin. Je poursuis donc mon échappée dans le sable et me poste au plus prêt pour refaire quelques clichés. Ce timide me laisse à peine quelques dizaines de secondes et fuit définitivement vers d'autres horizons. Un drôle de réveil et un bon souvenir pour moi !

Après cet épisode animalier matinal, nous reprenons notre long chemin et faisons seulement quelques étapes où les bivouacs nous le permettent. L'un d'eux est à Wawa, au bord de furibondes chutes d'eau en aval d'un petit lac de retenue.

Le lendemain, cap vers le Lac Huron, le deuxième de notre parcours. Grosse journée route et pas de photos, le bivouac et le paysage de la journée n'étant pas vraiment photogéniques.

Aujourd'hui, une petite incursion sur L’île de Manitoulin, la plus grande île lacustre du monde. On y voit des forêts à perte de vue, des lacs par centaines et peu d'habitants. Bref, un bel exemple du Canada en général.

Pour ceux qui n'aiment pas le vert, ici, c'est l'enfer...
C'est l'été pour les Canadiens, ils se baignent dans les cascades. Nous, prudents, on reste au sec. 

Et pour finir, l'épisode "les nord-américains sont bizarres quand même", aujourd'hui comment se rendre à son cours de guitare ... en tondeuse bien sûr. Marcher, c'est trop dur !

6
juin
6
juin

Nous vous avions quittés le 2 juin dans les Badlands du Dakota du Sud et nous voilà 4 jours plus tard au bord du Lac Supérieur en Ontario à Terrace Bay.

Entre temps, nous avons donc parcouru quasiment 1500 km et traversé une frontière. Mais, pour nous, c'est un vrai changement d'univers.

Après les prairies verdoyantes du South Dakota avec son cortège de cowboys et ses troupeaux de paisibles bovidés, nous avons traversé une partie de la grande plaine agricole du Middle West. On s'attendait à un univers d'une platitude absolue recouvert de champs de céréales à perte de vue et nous avons finalement traversé un paysage assez vallonné, entrecoupé de quelques jolies fermes et de petits bois, presque comme à la maison. Et puis, d'un coup, en quelques kilomètres, nous sommes passés au milieu du Minnesota dans un paysage de forêts du Grand Nord recouvert d'une multitude de petits lacs d'origine glaciaire. Entre temps, nous avons coupé les deux mythiques fleuves Missouri et Mississipi (nous avons même dormi au bord du premier). Pour la fin de notre parcours états-unien, nous avons longé le lac Supérieur, plus vaste étendue d'eau douce du monde. Et enfin, hier, nous avons passé la frontière à Grand Portage, en deux temps trois mouvements. Nous n'avons même pas croisé un douanier US, et leurs collègues canadiens, après trois petites questions, nous ont laissés passer sans encombre et sans même regarder le camping-car. Un vrai bonheur. C'est après que les choses se sont gâtées. Notre étape prévisionnelle pour cette première nuit au Canada nous emmenait dans la ville de Thunder Bay. Je me suis un peu fait avoir par l'office de tourisme local qui ventait les beautés de la ville. Au final, c'est une grande cité industrielle avec son lot de laissés pour compte errant dans cette ville sans âme. Mon premier bivouac ressemblait à une carte postale sur le Sleeping Giant avec malheureusement en arrière plan une zone classée Seveso. Pas terrible au final ! Le second n'étant pas beaucoup mieux, situé en dessous des lignes haute tension, nous finissons finalement sur un parking de Walmart entre les voies ferrées et les désœuvrés locaux. Une nuit pas terrible mais pas catastrophique.

Au petit matin, on change nos dollars US, on fait nos premières courses et on file d'ici. Ce soir, après une belle étape le long du lac, nous dormons à ses pieds sur une magnifique plage avec une rivière dévalant en cascade dans notre dos. Malheureusement, il pleut et il fait froid.

2
juin

Voici une étape qui sent la fin du voyage aux États-Unis. En effet, aujourd'hui nous avons fait notre dernier parc national. Je serais bien incapable de vous dire combien nous en avons visités depuis notre retour dans ce pays le 18 mars. En tous cas, tous sont vraiment splendides. Et le dernier n'échappe pas à la règle. Même s'il fait partie des moins connus que nous ayons fait, il reste pour le moins magnifique. Les Badlands sont des terres typiques de l'ouest des USA que nous rencontrons depuis la Vallée de la Mort. Ces formations rocheuses présentent des couleurs plus ou moins variées allant du blanc cassé au rouge Terre de Sienne en passant par toute une palette d'ocres et de jaunes. Elles sont ici mises en valeur par les prairies verdoyantes qui les côtoient. La trentaine de kilomètres qui parcourt ce paysage offre de superbes points de vue sur cet univers plein de couleurs. Nous en profitons à satiété en grands gourmands d'espaces naturels dont regorge ce pays.

Pour la suite, il faudra attendre quelques jours pour avoir de nos nouvelles, car le prochain objectif est le passage au Canada au nord du Minnesota dans plus de mille kilomètres. D'ici là, ce sera surtout route, route et encore route. A bientôt, chez nos cousins outre-atlantiques.

Au fait, j'oubliais de vous dire : ce matin, nos premiers bouchons et pas des moindres, 30 minutes pour faire 3 bornes. Je vous laisse deviner ce qui en est la cause dans un coin aussi paumé...

1
juin

Le Mont Rushmore, un symbole parfait de la puissante industrie américaine de l'image.

Tout le monde connaît les têtes de ses quatre présidents américains gravées dans le granit des collines des Black Hills du Dakota du Sud. Personne ne sait leurs noms ou presque (d'ailleurs, je vous laisse les chercher pour le quizz du jour, mais sans internet, petits tricheurs...), mais tout le monde pense qu'il s'agit d'un lieu symbolique en l'honneur de la démocratie américaine.

En fait, pas vraiment. Au départ, il s'agit tout d'abord de trouver un moyen de promotion touristique de cette région, un peu à l'écart de tout. Le terrain est choisi sur d'anciennes terres appartenant aux indiens Lakota, qui considèrent cette montagne comme sacrée. Un artiste, Gutzon Borglum, est engagé pour mener ce projet à bien. Ce dernier est lui aussi assez controversé du fait de son appartenance plus ou moins officielle au Ku Klux Klan et de ses idées antisémites. Mais là n'est pas le sujet. En 14 ans, de 1927 à 1941, les portraits sont gravés et le site est ouvert au public. Entre temps, dès 1933, l'Etat américain classe le site en National Memorial et le succès est immédiat. Aujourd'hui, plus de 3 millions de visiteurs s'y pressent chaque année pour contempler les anciens présidents.

Au final, pour nous, 30 minutes de visite (pause pipi et tour dans les boutiques inclus) et l'envie de se dire : "D'accord, ça c'est fait !". Vous voyez ce que je veux dire.

Portrait A, portrait B pour le quizz...
et enfin, portrait C et portrait D pour finir. 
31
mai
31
mai

En ce dernier jour de mai, nos pas nous mènent au bord d'une incongruité de la nature en ce Devil's Tower National Monument. Une remontée magmatique de 386 mètres, figée depuis la fin du crétacé, est aujourd'hui bien visible sur toute sa hauteur grâce à l'érosion partielle de la gangue de roche qui l'entourait à l'époque, il y a plus de 60 millions d'années. Le site est superbe, le temps magnifique et une courte balade permet de faire le tour du monolithe tout en profitant de magnifiques points de vue. Un bon moment et une pause bienvenue dans notre longue chevauchée vers le levant.

Amis grimpeurs, à l'assaut et bon courage !  

Et, avant de sortir du parc, la minute animalière avec ici en vedette, le chien de prairie, qui a sa propre petite cité à l'ombre du vénérable rocher.

31
mai
31
mai
Bighorn Canyon

Bighorn Canyon NRA

Publié le 31 mai 2018

Après notre inoubliable semaine à Yellowstone, cap à l'Est car il nous faut penser au retour dans un mois et demi et le chemin reste long (plus de 6000 kilomètres au bas mot, soit l'équivalent d'un aller-retour Bordeaux Moscou tout de même). Entre temps, nous allons profiter de quelques petits parcs afin d'agrémenter agréablement le parcours.

A quelques centaines de miles de Yellowstone, nous faisons une brève visite du Bighorn Canyon NRA où nous avons la chance de voir quelques uns des derniers chevaux sauvages du pays, les fougueux mustangs.

Ensuite un magnifique point de vue sur le canyon aux milles couleurs dans le creux d'un méandre.

Et pour finir, un aperçu du lac de barrage où la plage n'est pour le moment, pas vraiment bondée.

26
mai
26
mai
Parc national de Yellowstone

Yellowstone : un pur bijou !

Publié le 29 mai 2018

Nous avons passé 5 jours complets dans ce parc extraordinaire. Autant vous le dire tout de suite, l'article va être long. Nous avons eu du mal à choisir entre les 1597 photos prises le long des 863 Km parcourus (Nico, en grand statisticien qu'il est, me fait remarquer que cela fait quand même près de 2 photos au km).

Bon, avant d'arriver dans le parc, nous avons connu quelques déboires. Nous nous sommes encore enlisés mais cette fois-ci, nous nous en sommes sortis rien que tous les deux, comme des grands. Il valait mieux qu'on y arrive cela-dit, car nous étions bien seuls dans le secteur. Le bivouac avait l'air sympa en forêt mais peu de temps après la fonte des neiges, c'était une mauvaise idée. Finalement les plaques de désensablage et la pelle multifonctions rangées au fond de la soute auront été un achat très judicieux.

Revenons à l'objet de cette publication : le parc national de Yellowstone. On y croise ici des gens venus de tous les Etats-Unis et du monde entier. On y vient principalement pour y voir l'intense activité volcanique qui y règne et pour observer la faune qui évolue dans cet espace protégé dont la superficie correspond à peu près à celle de la Corse. On peut aussi y ajouter de grands paysages qui passent pourtant au second plan dans ce lieu saisissant.

Environ la moitié du parc est constituée par une immense caldeira de 75 Km sur 45 Km formée il y a 640000 ans par l'explosion du super-volcan sur lequel nous nous trouvons. Le magma n'est ici qu'à 3 Km sous nos pieds et manifeste sa présence de multiples façons : geysers d'eau bouillante, fumerolles, piscines d'eaux plus ou moins acides... rendant le décor surnaturel.

Vous n'avez vu pour l'instant que la 1ere demi-journée ! Il faut dire que le ciel bleu sans nuage nous a permis de faire beaucoup de photos sur cette première marche à pied de seulement 4 petits kilomètres. C'est un monde bruyant et odorant que nous traversons. Ici, ça bouillonne, ça fume, ça glougloute, ça jaillit, ça gronde, ça souffle, ça sent le soufre, ça pique la gorge. Autour, la nature semble très bien s’accommoder des caprices de la terre.

Le parc recèle plusieurs bassins d'intense activité volcanique. Le 2ème jour, il fait froid et le ciel est voilé. Nous sommes encerclés par la vapeur que les faibles rayons du soleil ne veulent pas disperser. Les couleurs sont moins intenses en début de journée puis se révèlent au fur et à mesure que la lumière transperce les nuages épais.

Le 3ème jour nous mène au nord du parc national pour observer les terrasses de Mammoth hot springs formées par les acides provenant des sources d'eau chaude. Les différentes couleurs sont l’œuvre de bacteries.

Puis, changement de décor, il faut passer un col pour rejoindre notre camping... les pieds dans la neige.

Bien que nous en ayons visité de nombreux, nous décidons de terminer la 3ème journée en allant voir le grand canyon de Yellowstone et ses fameuses chutes d'eau. Nous comprendrons alors pourquoi ce parc se nomme YellowStone.

Nous décidons ensuite de consacrer notre temps à la recherche des animaux dans le parc. Certains, comme les bisons, s'observent facilement, tandis que d'autres nécessitent de scruter attentivement chaque recoin de paysage. Les enfants adorent... et les parents aussi.

Les troupeaux de bisons avec les nouveaux-nés  
 Les bisons mâles sont plus solitaires
Quelques oiseaux dont nous ne vous citerons pas les noms. Des lecteurs ornithologues ? 
Un tamia rayé et un chien de prairie aux aguets
Des coyotes en maraude  
Deux serpents s''accouplent 
Un renard gris  fatigué
Les pronghorns (antilocapres ou antilopes d'Amérique) mâles (avec cornes) et femelles.  
Des white-tailed deer (cerf de Virginie)  
Les ours noirs, fascinant ! 
Un jeune mâle wapiti, majestueux. 
 Des mouflons d'Amérique 
Des marmottes

Notre dernière journée nous mène au bord de l'immense lac de Yellowstone puis il faut passer un nouveau col et, à 2500 m d'altitude, les plus petites étendues d'eau sont encore gelées ! Le paysage est splendide.

Quel parc ! Il mérite à lui tout seul le voyage. N'est-ce-pas ?

19
mai

Quand je vous dis que ce pays est une terre de contrastes, en voici la preuve en images ! Trois des bivouacs de notre dernière semaine. Assez dépaysant !

En seulement six jours, nous sommes passés des terres semi désertiques de l'Arizona aux vallées verdoyantes du nord de l'Utah, et même dans les paysages lunaires de l'Idaho. Nous avons quitté un univers de roches calcinées par le soleil et soumis à de furieuses tempêtes de sable pour basculer l'espace d'un col, vers de pastorales vallées agricoles entourées de hauts sommets enneigés où paissent de nombreux troupeaux de paisibles bovidés. Et pour finir, nous voilà dans le parc des Craters of the Moon, dans un univers de coulées de lave et de cônes de cendres nous rappelant le passé tumultueux de cette région. Les premiers astronautes y ont même préparé leur débarquement sur la Lune, dans les années 60. Pour vous dire l'environnement !

Prochaine étape, l'un des incontournables de notre voyage, le parc de Yellowstone. Avant cela, ravitaillement en nourriture et lessive complète avant cette belle visite qui nous attend la semaine prochaine.

13
mai

Le site que nous visitons aujourd'hui est l'exemple même de la formidable capacité de l'industrie américaine à vendre du rêve. Dans d'autres domaines, nous restons plus circonspects sur leurs compétences.

Monument Valley reste dans l'inconscient des Français, cette terre mythique de cowboys où l'on s'attend à voir débarquer une horde d'indiens poursuivie par la cavalerie des bleus dans ces plaines immenses aux formations rocheuses si caractéristiques. Pourtant, à bien y regarder de près, ce site, au combien photogénique, je vous l'accorde, n'est pas bien grand et se résume quasiment à un seul mais splendide point de vue sur un peu moins d'une dizaine de buttes aux formes massives ou élancées. Le cadre est beau, la lumière donne sa pleine mesure pour mettre en valeur ces extraordinaires roches navajos, mais, en à peine une heure, on en a vite fait le tour... Ne boudons tout de même pas notre bonheur et savourons ce spectacle formidable.

12
mai
12
mai
Publié le 19 mai 2018

Sur notre longue étape à Moab, nous avions visité la partie nord du parc de Canyonlands, Island in the Sky. En redescendant vers Monument Valley, nous nous attaquons à sa partie sud-est, The Needles. Il nous aura fallu pour cela parcourir près de 250 km pour accéder à ce coin perdu où il n'y a pas âmes qui vivent. Un premier détour par Needles Overlook nous permet de voir en même temps les deux parties du parc et d'apercevoir les méandres du Colorado. Le temps est toujours à la tempête de sable, ce qui trouble toujours notre vision ... et nos photos.

Nous arrivons ensuite aux Needles eux-mêmes et profitons de la courte route scénique pour admirer quelques points de vue sur des formations rocheuses assez variées. Le paysage est plutôt sympathique, mais ne mérite pas forcément le nombre de kilomètres parcourus. Peut-être devenons nous un tant soit peu exigeants !

Nous en profiterons tout de même pour faire le plein de végétation en fleurs pour ceux que les paysages minéraux lasseraient.

11
mai
11
mai
Publié le 18 mai 2018

Alors que le vent continue à souffler tempête et que les températures demeurent estivales, nous nous rendons dans un des parcs mythiques de l'Ouest, Arches NP. A titre personnel, malgré mes deux passages précédents (en 1994 et 2001), je ne me rappelais pas bien de la physionomie générale du parc et n'avais conservé en mémoire que les quelques clichés largement répandus et une chaleur plutôt accablante, surtout lors de mon premier passage. Cette fois-ci, je suis surpris par la beauté générale du site, où se mêlent pics rocheux, défilés abrupts, rochers aux formes excentriques et bien sûr, arches sous toutes leurs formes ... Deux belles demi-journées de balades nous donneront un aperçu de toutes ces splendeurs même si la chaleur puis le sirocco américain auront rendu la visite un tant soit peu rock'n'roll.

9
mai
9
mai
Canyonlands National Park

Canyonlands : The Island in the sky

Publié le 16 mai 2018

Aujourd'hui, nous parcourons la partie nord du très grand parc national de Canyonlands. De très belles vues se dégagent sur les canyons creusés par le Colorado et la Green River.

7
mai

Aujourd'hui, c'est un paysage moins découpé que celui de Bryce canyon qui s'offre à nous. A Capitol Reef, ce sont d'immenses blocs dans les tons rouges ou blancs qui nous surplombent ou qui s'ouvrent sur un nouveau canyon.

Nous lui trouvons un charme certain, différent de ce que nous avons vu jusqu'à présent.

5
mai

Après les chaleurs intenses autour de Las Vegas, une vague de froid a touché tout l'Ouest américain et nous a fait subir notre premier orage depuis un bon bout de temps. Dans ces paysages désertiques, le déluge est spectaculaire et les oueds se forment en quelques minutes. Dès le lendemain, tout est sec. Drôle de pays, parfois. Enfin, nous avons pu reprendre notre route des parcs nationaux en grimpant vers Bryce Canyon.

Quand je dis "grimper", c'est à la fois car nous filons bien vers le Nord mais aussi car nous passons de 300 mètres d'altitude au niveau du Lake Mead à près de 2200 mètres à notre bivouac aux abords du parc.

La visite se fit sur deux jours en prenant notre temps ce qui nous permit de profiter du spectacle ! Et plutôt qu'un long discours, je vous laisse juger sur les quelques clichés qui suivent. Pour nous, en tout cas, ce fut superbe !

1
mai
1
mai
Publié le 14 mai 2018

Après 3 semaines d'intenses recherches, de multiples aller-retour entre les garages, les vendeurs de pièces détachées, les importateurs et les bureaux FedEx, nous sommes enfin sortis d'affaire.

Nous avions bien trouvé sur internet les bonnes références de plaquettes de frein, nous sommes des pros, en tout cas bien plus pros que tous les Etats-uniens que nous avons rencontrés ces derniers temps. Ah, on en aurait à écrire sur la première puissance mondiale... Ce qui est certain, c'est que nous sommes bien plus compétents et efficaces en France, et en Europe, quoi qu'en disent les médias. Et lorsque nous nous trouvons dans une situation comme la notre à des milliers de kilomètres de la maison, on se rend bien compte que cette compétence est une richesse inestimable.

Enfin, aujourd'hui, nous avons eu l'immense chance (merci les avis Google !) de rencontrer un garagiste un peu plus mécanicien que les autres et qui a accepté de faire le travail sur le camping-car. En même temps, changer des plaquettes de frein est à la portée de tout le monde... en France, pas à la portée de tous les mécanos ici.

Pour finir la journée, nous avons un bel orage et de la grêle. Nous nous réconfortons au pays de l'anti-gastronomie en cuisinant. Evidemment, nous sommes Français ! Et que cuisine-t-on ? Du pain bien-sûr. Tout ça grâce à un levain qui se transmet entre voyageurs et dont nous avons reçu une part au Mexique, incroyable non ?

Pétri à la main et cuit à la casserole (nous n'avons pas encore de four dans notre 10 m²), il est aussi bon qu'il est beau, à la fois moelleux au coeur et croustillant autour. Je crois qu'on pourrait se reconvertir dans la boulange en rentrant.

Demain, nous reprenons notre parcours mais pas trop vite, il neige sur notre prochain point d'étape et il fera bientôt 40°C où nous sommes aujourd'hui. Donc on va essayer de rester entre les 2 quelques jours.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

28
avr
28
avr

Dans l'attente de nos plaquettes de frein que FedEx a envoyé de l'autre côté des Etats Unis, nous écumons tous les petits recoins ruraux à proximité de Las Vegas. Cela nous amène dans le State park de la Valley of Fire, qui porte plutôt bien son nom : 36°C en avril, la même chaleur que lorsqu'on ouvre la porte du four disent les locaux en juillet, nous sommes heureux d'avoir à attendre notre colis en cette saison plutôt que dans 2 mois. Comme quoi, il y a un aspect positif en toute chose.

Cet espace protégé minuscule, comparé aux parcs nationaux dont nous avons l'habitude d'arpenter les chemins, offre un aperçu de nombreuses merveilles naturelles. On peut ainsi y voir des arches, admirer des rochers en équilibre instable, se ressourcer à l'ombre de slot canyons et se régaler de l'extraordinaire palette de couleurs de cet univers minéral. A 36°C ici, c'est le printemps, il y a donc un grand nombre d'arbustes en fleurs...

Nous y rencontrons de jeunes Français qui ont loué des Harley pour faire le tour des parcs de l'ouest américain en une semaine ! Rythme intense au programme... Entre leur type de voyage marqué par la nécessité d'en voir un maximum en un minimum de temps (ce qui, il faut bien le dire, a été notre façon aussi de voyager jusqu'à notre "grand départ"), et notre périple dont la philosophie est plutôt de prendre le maximum de temps, peu importe ce que l'on voit, on se demande bien aujourd'hui à quoi ressembleront nos futures vacances, et parfois aussi notre future vie tout court...

Carine

24
avr

A cause de notre problème de plaquettes de frein, il nous faut revenir sur Las Vegas pour récupérer ces dernières. Nous adaptons donc notre périple et visitons moult parcs sur ce court trajet.

Nous commençons par le Navajo National Monument. Une belle après-midi de courtes balades à observer le canyon de Betatakin et son ancien village pueblo datant encore du XIII° siècle. Une agréable étape et une nuit dans un calme parfait (et gratuit en plus).

Nous filons ensuite vers Page pour jeter un oeil sur le Lac Powell et sur les méandres du Colorado en aval du barrage.

Enfin, nous ne passons qu'une brève demi-journée dans le parc de Zion, déjà plein comme un oeuf alors que nous sommes en pleine semaine et pas encore en haute saison. Impossible d'y dormir, les places de camping étant réservées depuis des lustres, même s'y garer pour la journée a tenu du miracle. Heureusement, une navette nous a amenés aux différents points intéressants du parc où nous avons pu faire quelques jolies promenades. A la différence des autres parcs visités jusque là, nous longeons la Virgin River qui a formé le canyon de Zion et observons les hauteurs de ce dernier depuis le fond de la vallée. Les falaises sont impressionnantes et la présence subtile de l'eau tout au long du parcours change radicalement notre regard sur ce nouveau parc.

Pour la suite, merci à Fedex qui a envoyé nos pièces de rechange dans le Mississipi et non à Las Vegas. Nous voilà donc bloqués jusqu'au début de la semaine prochaine dans le sud de l'Utah en attendant la livraison des plaquettes, la région de Las Vegas étant actuellement plongée dans une mini canicule. On attend donc au frais dans les montagnes, on reste zen et on patiente.....

20
avr
20
avr
Monument national du Canyon de Chelly

Premiers pas en terres Navajo

Publié le 14 mai 2018

Il y a deux jours, une tempête de sable, hier, un coup de grisaille bien frisquet et légèrement humide, aujourd'hui, un grand beau temps et des températures à passer son après midi dehors au soleil. C'est bien mieux pour le moral et pour profiter de la visite du Canyon de Chelly.

Ce dernier a la particularité d'avoir été habité sans discontinuité les 5000 dernières années. On y trouve d'ailleurs des ruines disséminées un peu partout le long des deux canyons du parc. Nous pourrons en observer quelques unes depuis les différents points de vue qu'offre le parcours.

Nous n'apprendrons pas grand chose de plus sur la vie des différentes tribus ayant vécu sur ce site, le dépliant du visitor center étant plutôt succinct (comme toujours en matière d'histoire amérindienne) et les multiples arrêts aux points d'observation n'ayant aucun panneau d'information. Cela dit, le paysage vaut le détour à lui tout seul. Les canyons ressemblent à des milles feuilles minéraux taillés au grès des humeurs de Mère Nature. Des méandres se succèdent, des parois vertigineuses apparaissent, des pitons rocheux résistent par miracle à l'érosion. Les merveilles du Grand Ouest américain se succèdent mais on ne s'en lasse pas (enfin, surtout pour les parents, car les enfants délaissent souvent certains points de vue).

19
avr
19
avr
Petrified Forest National Park

La fée Méduse

Publié le 14 mai 2018

Il était une fois une immense forêt primaire. Les arbres y étaient si grands qu'ils touchaient le ciel. A 10° de latitude nord, le climat était chaud et très humide. Les averses tropicales permettaient la croissance d'une jungle luxuriante à la végétation abondante sur les rives d'un large delta fluvial. Son feuillage vert émeraude, dense et épais, abritait de nombreux insectes. Une multitude de poissons frétillait dans les eaux circulant au pied des troncs imposants et majestueux. Cette forêt vit naître, à l'ombre de sa canopée, les premiers dinosaures puis les premiers mammifères. Elle s'élevait ici sur cette terre nommée Pangée à l'ère du Trias, il y a 250 millions d'années.

Un jour, une méchante sorcière, jalouse de sa grande beauté, déclencha un lent et irrémédiable cataclysme pour la réduire à néant. La Pangée commença alors sa lente séparation, les terres où était enracinée la somptueuse forêt dérivèrent vers le nord. Le climat devint plus froid, les pluies se firent plus rares. Peu à peu les fiers bois perdirent de leur superbe et sombrèrent. Leurs racines les abandonnèrent, ils tombèrent de tout leur long dans le fleuve et furent ensevelis de sédiments alors que l'imperceptible mouvement de la Pangée déplaçait le cours du fleuve avant qu'il ne fut complètement asséché. Enfin des éruptions volcaniques sonnèrent le glas et vinrent recouvrir de leurs cendres les dernières traces de ces arbres monumentaux.

Mais les fées Méduse et Erosion, ennemies de la méchante sorcière depuis toujours, surent le terrible forfait qu'était en train d'accomplir leur puissante rivale. Sans se montrer, la fée Méduse jeta un sort au dépôt sédimentaire qui allait enterrer la forêt primaire en le gorgeant d'une matière minérale, la silice. Ainsi dans leur tombe, les bois morts reçurent les infiltrations de silice qui insensiblement remplacèrent la matière organique. Le bois se transforma alors en pierre en quelques décennies. La silice vint remplacer chaque atome de bois en respectant la forme originale, la grosseur, les marques, les stries, les noeuds, les cicatrices, les écorces de cette forêt devenue souterraine. En la pétrifiant, Méduse l'avait protégée de sa complète disparition.

Des millions d'années passèrent, la silice cristallisa sous plusieurs formes minérales en fonction des variations de températures et de pressions, ce qui lui donna de multiples couleurs. La fée Erosion poursuivit le travail engagé par sa partenaire Méduse pour redonner toute sa noblesse à la forêt. La Pangée connut de nombreux changements climatiques, fut balayée par la pluie et le vent et cette partie où la forêt avait grandi dériva jusqu'au 35ème parallèle. Le ruissellement donna naissance aux Badlands, formations rocheuses grises ou colorées où la végétation n'a aucune prise.

Erosion réduisit en poussière les couches sédimentaires et fit souffler le vent. Le linceul de la forêt s'envola ; les squelettes des dinosaures se livrèrent et le bois pétrifié put ainsi retrouver toute sa splendeur et scintiller du cristal de silice, ocre, rouge, jaune, blanc, bleu, gris et violet. La forêt primaire du Trias fut ainsi sauvée et arriva jusqu'à nos jours pour nos yeux éblouis.

Sinon, côté galères, on continue à enchaîner. La fée Erosion a du penser qu'il fallait balayer un peu plus la terre pour découvrir d'autres merveilles. Avis de forts vents annoncé, tempête de poussière sur la route et portière avant conducteur endommagée sous l'effet d'un fort coup de vent. Heureusement, on peut continuer d'ouvrir et fermer, la pièce avec le ressort qui retient la porte a cassé lors d'une forte rafale alors qu'on sortait du véhicule. Il valait mieux tenir les chapeaux !

Là, Nico fait une réparation de fortune, une de plus, aucune pièce ne pouvant être trouvée sur le continent américain. Il en a pour une partie de l'après midi et j'ai donc eu tout mon temps pour vous écrire cet interminable article. Faites de beaux rêves.

Carine

16
avr
16
avr
Publié le 14 mai 2018

Nous profitons de notre dimanche pour faire un tour dans le Walnut Canyon à quelques kilomètres de notre bivouac. Il a été peuplé par les indiens sinaguas à partir du XII° siècle et cela pendant un peu plus d'une centaine d'années. Le nom de cette tribu a été donné par les espagnols du fait de la sécheresse de la région (« sin agua » signifie sans eau pour les non hispanophones dont je fais partie). Le canyon forme un méandre à cet endroit et nous dégringolons (sans Carine, qui préfère prendre de la hauteur et nous surveiller d'en haut, la vue étant un peu trop plongeante à son goût) par un escalier de quelques 273 marches dans ce dernier pour faire le tour des parois rocheuses abritant les anciennes constructions indiennes. La visite est intéressante et le lieu vraiment joli. Il ne fait pas trop froid aujourd'hui et le vent s'est un peu calmé ce qui rend la balade bien agréable. Demain, rendez-vous au garage : on croise les doigts...

13
avr
13
avr
Publié le 14 mai 2018

Afin d'éviter nos premières gelées de l'ouest américain, nous descendons du plateau de Flagstaff par le Oak Creek Canyon pour rejoindre Sedona quelques 800 mètres d'altitude plus bas. Les températures y sont en effet plus clémentes mais le vent s'est levé depuis quelques jours et rend toute visite un tant soit peu inconfortable. La vallée de Sedona est heureusement absolument splendide. Moi qui l'avais zappée dans notre parcours prévisionnel, ne regrette pas aujourd'hui ce contre temps météorologique. Nous en profitons pour faire quelques courtes balades dans les environs pour nous en mettre plein la vue. Chaque formation rocheuse étonne par ses formes et ses couleurs et si ce n'était ce maudit vent qui nous recouvre de poussière rouge, la région serait un spot parfait pour prendre un peu notre temps. Nous sommes d'ailleurs un peu obligés de le prendre puisque l'on doit faire changer les plaquettes de freins du CC, ce qui n'est pas si simple dans ce pays où les mécaniciens ne travaillent qu'avec leurs ordinateurs et n'ont aucune idée des pièces qu'il nous faut. On verra bien lundi dans un garage avec lequel nous avons rendez-vous. En attendant, nous parcourons de fond en comble le territoire proche qui est heureusement assez agréable.

12
avr

Après votre cours d'histoire amérindienne, ouvrez vos cahiers de SVT pour un cours de géologie aujourd'hui. Le Sunset Crater nous amène ce jour à parler des caprices de la nature qui peuvent parfois anéantir l'homme mais en même temps lui donner des terres fertiles pour l'avenir. Ce volcan s'est réveillé au milieu du 11° siècle et a recouvert de cendres une grande partie de la région, repoussant les indiens vivant sur ces lieux à plusieurs dizaines voire centaines de kilomètres. Il a aussi déversé de larges rivières de laves que l'on voit encore de nos jours. Ces flots de magma ont créé un paysage dantesque qui nous permet d'imaginer l’ampleur de la catastrophe. La nature a repris peu à peu ses droits et recouvre en partie cet univers minéral original.

Quelques familles indiennes reviendront s'installer une centaines d'années plus tard à l'ombre de ce capricieux voisin qui reste calme depuis près de 900 ans.

Prochaine étape:le Red Rock County de Sedona...

11
avr
11
avr
Wupatki National Monument

Wupatki NM

Publié le 14 mai 2018

Aujourd'hui sur notre route, le Wupatki NM, qui nous permet d'observer les vestiges de villages - appelés ici pueblos - de "native Americans".

Les indiens Sinaguas se sont installés ici à partir du XIIème siècle.

Les Sinaguas pratiquaient l'élevage et cultivaient ces terres arides du nord de l'Arizona rendues plus fertiles par les éruptions volcaniques successives et les dépôts de cendres du Sunset Crater Volcano tout près.

Le volcan s'est mis en sommeil au XIIIème siècle mais les terres situées dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres sont encore noircies de ses cendres centenaires. Demain, nous nous approcherons un peu plus de son cratère.

8
avr

Depuis le Saguaro NP, notre voyage prend des airs de pèlerinage puisque nous retournons dans nos traces de pas laissées ici il y a un peu plus de 17 ans. A chaque fois que l'on entre dans un nouveau parc national, vous pensez donc que l'on sait à quoi s'attendre. Et bien non, force est de constater que notre mémoire ne vaut pas grand chose. Nous sommes toujours surpris par la diversité des paysages et par la majesté des sites. De ce voyage de 2001, il ne restait finalement que quelques impressions, quelques sensations, mais vraiment très peu de souvenirs des lieux visités. On croyait pourtant s'en rappeler.

Le Grand canyon n'échappe pas à cette règle. Le site est grandiose, le canyon irradie de ses mille couleurs, le Colorado qui le creuse nous renvoie ses eaux tantôt turquoises, tantôt plus boueuses. De nos points de vue, les falaises tombent à pic et me donnent le vertige. Au point de vue nommé The Abyss, si on fait tomber nos lunettes, il faudra les récupérer 911 m plus bas. Le canyon atteint par endroits 1829 m de profondeur et jusqu'à 29 Km de largeur. Les méandres du Colorado se faufilent ainsi entre des roches magnifiquement découpées sur près de 445 Km. Ces quelques chiffres donnent une idée de la dimension du lieu.

Alors, pour mieux se rappeler des paysages cette fois-ci, nous prenons notre temps, ce que nous n'avions pu faire il y a 17 ans sur un voyage de 3 semaines. Nous essayons de graver ces images dans notre esprit et nous respirons profondément l'air frais d'altitude (nous sommes à plus de 2000 m et il fait 20°C de moins qu'à la Vallée de la mort). Nous sommes toutefois restés en haut du canyon, impossible pour mois d'emprunter les chemins qui descendent jusqu'au Colorado sans crise de panique due au vertige. Alors, pour que la visite soit un bon moment pour tous, nous sommes restés ensemble à marcher sur environ 17Km le long du Rim trail qui borde le sommet du canyon.

La faune locale, elle, n'a pas le vertige. Wapitis et daims sont venus égayer une fin de longue journée de marche pour les enfants. Des corbeaux, aux dimensions nord-américaines, font des numéros de haute voltige et se partagent le ciel avec de plus petits spécimens.

Nous avons passé 3 jours face à cet écran géant haute définition. Les parents ne s'en sont pas lassés ; les enfants, eux, vous diront que 17 Km de marche pour voir toujours la même chose, c'est quand même un peu trop. A vous de juger sur les quelques photos qui suivent ...

Carine.

6
avr
6
avr
Publié le 14 mai 2018

Après l'étape nature dans la Vallée de la Mort, nous retrouvons la ville de Las Vegas et son cirque permanent.

Alors que dans l'ensemble des Etats-Unis, le puritanisme est de bon ton, ici, toutes les dérives sont permises, voire encouragées. On boit dans la rue des litres de cocktails alcoolisés dans des verres extravagants de plusieurs litres, on fume dans tous les casinos bien que la loi l'interdise, cela doit détendre les joueurs et leur permettre de dépenser leur argent avec moins de réserve, il semblerait même que le cannabis y ait été légalisé. Tout ça, au milieu de gogo danseuses et de chippendales à moitié nus en pleine rue, prêts à prendre des poses suggestives avec les touristes en goguette, afin de leur vendre des fins de soirées dans des clubs dits "spécialisés". Viva Las Vegas.

Nous passerons donc l'après-midi et le début de soirée à errer le long du Strip en flânant devant et dans les hôtels les plus extravagants de la ville. Tout y est reconstitution de grandes villes touristiques, avec son cortège de clichés plus kitchs les uns que les autres.

La ville vit toujours du jeu mais en proportion moins importante qu'auparavant. C'est maintenant devenu essentiellement une ville de spectacles où tous les casinos proposent des shows à l'américaine avec des stars internationales plus ou moins en vogue et des troupes du Cirque du Soleil utilisées à toutes les sauces. L'entertainment a dépassé le bandit-manchot et Las Vegas a même développé ces dernières années des palaces de luxe avec restaurants étoilés pour attirer une clientèle haut de gamme. Virage définitif ou simple mode passagère, l'avenir le dira.

Pour nous, retour à la nature. On fonce vers le Grand Canyon...

3
avr
3
avr
Publié le 14 mai 2018

La Vallée de la Mort est un lieu unique au monde. Nous avons traversé le sud des Etats Unis au plus vite d'est en ouest pour arriver dans ce parc assez tôt dans la saison. Pour rappel, cette zone est un vrai four dès le mois de juin : 45°C en journée et des minimales supérieures à 30°C la nuit en plein été. Étant au début du printemps, nous pensions éviter le pire. Au final, avec les normes Météo France, nous aurions été en vigilance orange : 35°C au cœur de l'après-midi et rarement moins de 20°C pour dormir. Mais, nous ne nous sommes pas arrêtés pour si peu et avons bien profité de ce parc pendant près de trois jours.

En arrivant mardi sur les coups de 15h, nous faisons un premier arrêt à Zabriskie Point. Première halte, premier choc. Sur 360°, le paysage est à couper le souffle : malgré un soleil de plomb au dessus de nos têtes, les collines environnantes se parent de mille couleurs et la vue sur la vallée au loin donne une perspective magnifique, on aperçoit même au loin le Telescop Peak enneigé. Hallucinant !

Après cela, et compte tenu de l'affluence à ce point de vue, nous filons rapido vers Furnace Creek pour trouver un point de chute pour la nuit. Nous finirons sur un camping du parc, sans un brin d'ombre mais au calme et dans un cadre magnifique. Repos de rigueur pour être frais et dispo, vu le programme du lendemain.

De bon matin, nous remontons le parc vers le nord et le Mosaic Canyon. Ce "slot canyon" comme on dit ici, nous fait serpenter sur près de 5 kilomètres dans les méandres d'un lit de rivière à sec qui a poli les roches environnantes comme du marbre. Un vrai bijou !

Nous poursuivons la matinée par une balade au milieu des dunes de sables de Mesquite Flat. Les caprices du vent de la vallée amènent ici tous les fragments de roche environnants pour former ce paysage digne du désert du Sahara.

Pour en finir avec cette demi-journée bien remplie, nous suivons un petit sentier le long d'une rivière salée où vivent de drôles de petits poissons pendant le printemps car en été, il n'y a plus d'eau. Alors comment font-ils pour revenir au printemps suivant ? Mystère !!!

Nous repartons vers notre spot en plein pic du soleil pour cuire toute l'après-midi en attendant le semblant de fraîcheur apporté par le soir tombant. Nous en profiterons pour faire la connaissance d'un couple canadien de Québec venu pour trois mois dans les parcs de l'ouest. Un petit apéro bien sympa.

Le lendemain, nous nous attaquons au centre de la Death Valley. Ici tout y est en dessous du niveau de la mer, ce qui accentue le phénomène de chaleur. Donc, prudence et petites balades en vue.

Tout d'abord, Bad Water, le point le plus bas du continent américain avec -85.5 mètres. Un univers de sel à perte de vue et une réverbération aveuglante. Drôle d'endroit.

Si vous cherchez bien dans la montagne, vous verrez le panneau indiquant le niveau de la mer. Belle plongée sans bouteille !!! 


Une petite halte nous amène vers une arche naturelle creusée au cœur d'un canyon.

Nous faisons ensuite un tour sur le terrain de golf du Diable. Ici la croûte de sel y est légèrement plus défoncée. Le put final y est un peu plus compliqué...

Nous finissons notre périple au cœur du brasier par le clou du spectacle : Artist's Drive, une route d'à peine 15 kilomètres qui fait apparaître tout du long des vues sur une palette de couleurs absolument fantastique. Que du bonheur !

Cette visite aura été un enchantement même si les conditions ont parfois été difficiles et les marcheurs de moins en moins courageux. Mais, quand on sait que la plupart des visiteurs US n'y consacrent qu'une demi-journée ou une journée tout au plus, alors que ce parc est le plus grand du pays hors Alaska, notre séjour aura tout de même été suffisant pour prendre la mesure de toutes les facettes que nous offraient les multiples paysages minéraux de la Vallée de la Mort.

Prochaine étape, Sin City, l'enfer du jeu...

31
mars
31
mars
Saguaro National Park

Saguaro NP

Publié le 14 mai 2018

Nous faisons notre dernière étape dans le sud des Etats-Unis au Saguaro NP. Il est bon d'être dans ces contrées au début du printemps où le mercure dépasse déjà allègrement les 90°F chaque jour (Pour faire la conversion : T°C = (T°F-32) x 5/9 ; calculettes interdites, faites fonctionner votre matière grise).

C'est donc sous une chaleur accablante que nous entreprenons de suivre les quelques chemins qui sillonnent le parc. Les marches seront courtes aujourd'hui.

Cela dit les saguaros, ces cactus qui ont donné leur nom à ce parc national en plein désert du Sonora, nous entourent et pas besoin d'aller bien loin pour prendre la dimension du paysage. A cet endroit, ces étranges arbres qui ne procurent pas d'ombre, entièrement verts, munis d'un tronc épineux élancé vers le ciel et de quelques rares branches tout aussi piquantes, se sont développés dans un milieu sûrement fait pour eux, et pour quelques autres espèces de cactus, les scorpions, les lézards inoffensifs ou venimeux et autres rattlesnakes.

Après cela, nous filons plein nord à toute vitesse vers Death Valley NP avant que le mercure, et les rangers, n'en interdisent l'accès aux motorhomes. La météo y prévoit déjà 97°F... A vos méninges !

29
mars
29
mars
Publié le 14 mai 2018

Nous continuons notre périple le long de la frontière mexicaine en direction de l'ouest. Comme je vous le disais au précédent post, nos bivouacs sont en ce moment de première classe. Pas chers, voire gratuits, ils nous permettent de profiter des splendeurs de mère nature dans un calme olympien. En plus, à la différence de l'est du pays, nous les trouvons plutôt facilement. Le pied, quoi ! Quelques images pour illustrer mes propos...

Pour les visites aussi, nous sommes plutôt gâtés. La région que nous traversons à l'heure actuelle, n'est pas vraiment décrite dans nos guides européens. On pourrait même penser que la traversée va être bien longue pour arriver dans les parcs plus connus du Grand Ouest. Pourtant, en cherchant un peu, on tombe sur de véritables pépites en dehors des sentiers battus. Exemple type, notre journée dans le Chiricahua NM. A peine quelques lignes dans le Routard, oublié du Guide Vert, ce parc petit par la taille, en tout cas la partie accessible en véhicule, mais grand par ses splendeurs naturelles se révèle être un petit bijou. Une route au décor déjà somptueux nous mène en quelques kilomètres au cœur d'un dédale de pierres.

Ici, le spectacle est féerique et la balade de près de 7 kilomètres, bien qu'éprouvante, nous ravira l’œil tout du long. En deux heures et demie, on ne sait plus où donner de la tête tant les paysages sont époustouflants. A ce jour, c'est ma plus belle balade et je laisse encore une fois les quelques images vous en laisser juge.

Nous poursuivons ensuite notre chemin vers un lieu mythique du Far West, Tombstone, bien que l’atmosphère régnant aujourd'hui ressemble plus au parc d'attraction qu'à la véritable ville fantôme. Sur l'artère principale, on peut encore se croire au temps de Wyatt Earp, Doc Holliday et des frères Clanton, les héros de la fameuse fusillade d'OK Corral, si souvent mise en scène par le cinéma hollywoodien. Tout y est un peu trop propret, lisse et aseptisé pour se croire vraiment revenu dans un film de Sergio Leone. Enfin, ce n'est pas bien grave et je préfère ne pas avoir pris une balle perdue comme la plupart des habitants du cimetière voisin, dont peu d'entre eux ont l'air d'avoir fini gentiment leurs jours dans un lit bien douillet. L'aventure continue. Demain, les cactus de Saguaro...

27
mars

Je vous rassure tout de suite, il n'a pas neigé dans la nuit et nous n'avons pas été bloqués sur notre bivouac. Nous avons déjà assez de petits soucis avec le CC, ça suffit !

Après une matinée de cours bien remplie, nous filons vers White Sands NM, un drôle de paysage d'un blanc étincelant coincé entre deux chaînes de montagnes. C'est en fait le même phénomène que nous avions déjà rencontré à Cuatros Cienegas au Mexique avec ces extraordinaires dunes de gypse. Cela date déjà d'il y a trois mois. A l'époque, le guide nous avait expliqué le pourquoi du comment de la formation de ce paysage mais je ne m'en rappelle plus donc je ne vous ferai pas de cours de SVT sur ce post. Tant mieux pour vous !

Tout au long des 26 km de la scenic drive du parc, la route se faufile au milieu de cet univers irréel. Les lunettes de soleil sont plus que recommandées au risque de se brûler la rétine, tout comme à la montagne l'hiver. D'ailleurs, l'activité favorite des US ici est ... la luge. Quand je vous dis que l'on se croirait presque dans une station de ski, c'est dire. Nous faisons quelques haltes pour grimper sur ses hauteurs et profiter de magnifiques points vue sur cet univers minéral hors du commun.

Nous partirons en début d'après midi vers notre prochain bivouac à Aguirre Springs dont vous aurez des images à notre prochaine publication. Pour l'instant, le contre jour est trop important pour vous donner un aperçu de ce nouveau bivouac de rêve. Patience, donc!

25
mars
25
mars
Grottes de Carlsbad

Carlsbad Caverns NP

Publié le 14 mai 2018

Nous voici arrivés aux grottes de Carlsbad, les plus grandes grottes du pays si on en croit les brochures. Comme aux Etats-Unis, tout est toujours le plus grand, le premier, le plus ceci, le plus cela, parfois on doute de l'information donnée... ce qui est typiquement français, non ?

En tout cas, qu'elles soient ou non les plus grandes, elles sont gigantesques et magnifiques. De majestueuses concrétions calcaires rendent l'atmosphère féerique. La nature a donné naissance ici à de fines et subtiles stalagtites, à d'imposantes stalagmites (les plus hautes mesurant tout de même 18 à 20 m de haut), et à de délicats drapés. Seules 5% de ces créations naturelles sont encore actives, c'est-à-dire qu'elles continuent de grandir. La majorité du "décor" des grottes est donc figé depuis plusieurs dizaines de milliers d'années.

Après 2 heures de visite souterraine, remonter à la surface nous a pris presque autant de temps... Pas parce qu'il fallait grimper les 240 m de dénivelés mais parce qu'il a fallu attendre l'ascenseur au milieu de centaines d'américains , coca à la main, venus admirer leurs merveilles naturelles ce dimanche. Un seul ascenseur sur 4 fonctionnait avec un débit de 4 personnes à la minute, ça fait rêver au pays de la haute technologie !

Heureusement, les bivouacs qui nous attendent nous reconnectent avec la nature. Nous sommes seuls au monde sur ces public lands mis à disposition de tous pour camper, ou pour y faire paître ses vaches.

Coté camping-car, les petits ennuis continuent. La batterie cellule tient le coup mais sûrement pas pour longtemps (heureusement on en a 2) mais on a perdu la grille d'aération extérieure du frigo (comment ? le vent ? la route ? le vent sur la route ?) donc on a un gros trou dans la carrosserie ! Rafistolage maison à base de sac plastique et d'un gros scotch gris en attendant mieux.

24
mars
24
mars
Publié le 14 mai 2018

Au bout de 3 jours dans le parc de Big Bend, il a fallu songer à poursuivre notre route. Pour ces 3 mois à l'ouest des USA, il ne faudra pas trop traîner, les distances à parcourir sont colossales.

La sortie du parc est à environ une première cinquantaine de kilomètres du camping. On y trouve la première "ville" de la journée et la seule avant 150 Km, il ne faut pas rater l'unique station service du coin ! Le pâté de maisons ressemble plutôt à une ville fantôme sortie tout droit d'un western, et le propriétaire de la station fait aussi RV park lorsqu'il n'y a plus de places dans les campings du parc national, laverie et épicerie, c'est-à-dire qu'il vend des chips, des glaces et du coca, uniques apports nutritionnels des Etats-uniens.

Notre objectif est de rejoindre Carlsbad Cavern NP qui se situe à environ 500 Km, tout en conciliant nos soucis logistiques. Nous coupons donc la route en 2 étapes.

La première nous mène au milieu de nulle part. Nous décidons de nous arrêter sur une aire de pique nique en bord de route. Les paysages traversés, bien que n'étant dans aucun guide, ni parc national, restent magnifiques et nous réservent encore une petite surprise au réveil : des biches et leurs jeunes faons se promènent la queue en panache devant nos fenêtres.

La deuxième étape se fait quant à elle dans un parc national, les Guadalupe Mountains. Cet espace est inconnu des guides de voyage. Il se trouve sur notre route. C'est une occasion de plus pour nous de découvrir un espace préservé de l'ouest américain et de tirer avantage de son camping au calme. Nous en profitons pour arpenter un sentier de quelques kilomètres en fin de journée. Je vous laisse en découvrir le paysage.

Pour un parc national qui ne mérite même pas une étoile dans nos guides de voyage, on a trouvé pas mal.

20
mars

Enfin, nous y voilà, le Grand Ouest Américain et ses paysages à couper le souffle.

Pour débuter, nous avions décidé de repasser la frontière au Texas afin de pouvoir faire le parc national de Big Bend. Ne le cherchez pas dans les parcs les plus connus des USA, il est l'un des dix moins visités du pays. Il est malheureusement victime de son grand éloignement mais les paysages qu'il propose ont l'air d'être une excellente entrée en matière pour débuter notre retour aux States.

Tout d'abord, quelques caractéristiques assez hallucinantes : sa taille, 3252 km2 soit un petit peu plus grand que le département du Rhône - tout au plus une centaine d'habitants si je compte tous les rangers comme résidents à demeure ce qui, à mon avis, n'est pas le cas (je rappelle que le Rhône en compte plus de 1,8 millions - légère différence de densité me semble-t-il mais je ne suis pas géographe) - une faune diverse et variée où se mêlent animaux du désert comme le road-runner ou le coyote et animaux improbables en ces milieux arides comme l'ours noir ou le castor.

Vue la grandeur du parc, nous ferons plus de 500 km de routes en 3 jours pour en visiter les principaux points d’intérêts mais sans non plus y faire tous les détours menant aux sites secondaires.

Nous débutons notre périple en cherchant un camping pour la nuit. Nous avons évité de rentrer un week-end pour être sûrs de trouver un spot pour la nuit car, bien que peu visité, nous sommes à Spring Break et le parc semble être plein pour cette courte saison même s'il n'a pas les mêmes charmes que Cancun. Et bien, ce fut juste puisqu'il a fallu partager le dernier des cents emplacements avec un gentil couple d'étudiants. Ouf...

Nous profitons de la fin d'après midi pour faire notre première balade au bord du Rio Grande. La faune est au rendez-vous dès les premiers hectomètres et la vue sur les formations rocheuses environnantes et l'oasis au bord du fleuve sont magnifiques.

Le lendemain, petite frayeur avec une des batteries cellules qui semble être à plat sans raison visible. En roulant un peu et avec le panneau solaire, elle semble reprendre vie. On verra bien en soirée.

Et puisque les ennuis arrivent toujours par trois (enfin, c'est plutôt le cas chez nous), au moment de nous lancer dans notre première randonnée de la journée au canyon de Boquilla del Carmen, à peine avons-nous contourné le premier lacet du chemin, que nous nous faisons attaquer par des abeilles mises en colère par, je ne sais quelle raison. Elles nous poursuivent jusqu'au parking et ne nous laisserons tranquilles qu'après l'extermination de plusieurs d'entre elles. Je m'en tire avec trois piqûres, Carine et Clément une seule et heureusement le petit est épargné. Bien mauvaise façon pour commencer la journée, tout le monde est un peu sous le choc et on ne sait pas trop comment continuer.

Finalement, on essaye de laisser cet épisode traumatisant derrière nous et on se rend dans les hauteurs de Chisos Basin. Bien nous en prend, les paysages sont plus beaux les uns que les autres, nous trouvons par miracle une place de camping au cœur de la montagne et nous attaquons une nouvelle excursion de trois heures, le "Windows Trail". Cette fois, tout se passe bien et la balade nous mène à un magnifique point de vue sur le parc après avoir traversé de splendides paysages.

Le lendemain, cap sur la route scénique qui nous amène jusqu'au canyon de Santa Elena. Les nombreux arrêts prévus le long du trajet dévoilent toutes les beautés de cette partie du parc et les quelques balades nous en ajoutent d'autres. Un vrai régal !

Trois jours à en prendre plein les yeux, malgré les quelques petits déboires vite oubliés. Vivement la suite...

18
mars
18
mars

Nous vous avions laissé la semaine passée à la frontière mexicaine. Nous voilà donc aujourd'hui aux USA. Ouf! les douaniers nous ont laissés passer !!! Mais que d'aventures entre temps !

Tout d'abord, la traversée de frontière. Levés de bonne heure dimanche matin, après une charmante nuit sur une station service (circulation toute la nuit et réveil au son de la musique mexicaine si chère à nos oreilles), nous partons vers la frontière, en faisant étape au bureau d'immigration afin d'enregistrer la sortie du véhicule et se faire rembourser la caution qui va avec. Malheureusement, ce dimanche s'accompagne du retour de nombreux mexicamericains vers leur Texas d'adoption. Donc, après avoir compris qu'il ne fallait pas faire la queue au guichet (une petite demi-heure de perdue !), nous nous retapons une nouvelle file d'attente, cette fois-ci en voiture. Trois-quart d'heure plus tard, une sympathique guichetière nous prend nos documents d'importation, prend quelques photos du véhicule (on ne sait toujours pas pourquoi ?), détache notre badge du pare-brise du CC et nous redonne un reçu indiquant le remboursement de la caution dans les prochains jours. Le tout en cinq minutes chrono, au revoir et à bientôt. Toujours légèrement suspicieux, nous nous demandons si nous reverrons notre "deposito" (au final, trois jours plus tard, l'argent est sur le compte, merci aux douanes mexicaines). Nous filons donc vers la "vraie" frontière qui se trouve 70 Km plus loin pour affronter les douaniers des deux pays. Arrivés devant le pont international sur le Rio Grande, la queue est déjà spectaculaire. Il est 11h30, nous sortirons des douanes américaines trois heures plus tard, à 15h30 car, en plus, il y a une heure de décalage horaire entre les deux pays (les USA sont passés en heure d'été le 11/03/2018). A part cette longue attente, tout s'est très bien passé : pas de contrôles des douanes mexicaines, des douaniers américains souriants et avenants, un second permis de 90 jours obtenu en 15 minutes à peine après trois petites questions insignifiantes ... bref, une vraie sinécure. Nous allons faire le plein de courses au Walmart local (Le frigo est vide, passage de frontière oblige, aucun produit frais ne peut passer d'un côté à l'autre du Rio Grande) et nous rendons au point de chute que nous avions trouvé à l'aller à quelques quinze kilomètres de là. Nous sommes installés vers 18h, le frigo et les placards pleins, nos derniers pesos changés en dollars, il fait beau mais pas trop chaud, l'apéro et le repas nous réconfortent comme il faut ... tout va bien ... jusqu'à la tuile !!!

Au moment de passer à la phase vaisselle, plus d'eau au robinet ! On démonte les banquettes du CC pour tester l'électricité et la pompe à eau. Et bien, encore une fois, c'est cette satanée pompe qui nous lâche. Il ne nous reste plus qu'à en trouver une nouvelle. Plus facile à dire qu'à faire.

Le lendemain, nous retournons à la ville frontière d'Eagle Pass mais ne trouvons aucun magasin pour nous dépanner. Nous continuons donc vers Del Rio, une autre ville frontière, où la présence de nombreux RV Park nous laisse présager une autre issue à notre quête. Heureusement, le premier vendeur recherché me revend une pompe toute neuve (made in Canada alors qu'au Canada au mois de septembre, on en a acheté une made in China, cherchez l'erreur...). Je n'ai plus qu'à l'installer. Une heure plus tard, la chose est faite et à part l'oubli d'un resserrage de collier qui me vaut une petite douche, tout fonctionne pour le mieux, on verra juste à l'usage.

Nous rejoignons, soulagés, notre premier bivouac, où une vue magnifique nous fait presque oublier les péripéties des derniers jours. Les paysages nous donnent déjà un avant-goût du Grand Ouest, le voyage continue...

17
mars
17
mars
Publié le 12 mai 2018

Après notre longue pause à Teotihuacan, nous reprenons notre route vers le nord afin de rallier les Etats-Unis à nouveau. Si tout va bien et que les douaniers US veulent bien nous laisser passer une deuxième fois dans leur pays, alors nous devrions y être demain soir.

En attendant, nous voulions partager quelques photos de cette longue route du nord du Mexique qui traverse de magnifiques paysages. Partie méconnue du pays, elle possède pourtant tant de beautés naturelles.

Alors que tout était très sec lors de l'aller au mois de décembre, aujourd'hui les cactus fleurissent et la végétation, certes toujours au ras du sol, s'est teintée de vert. Des petites tornades aussi se forment sur les plateaux ; c'est sympa à voir ... de loin.

Le Mexique nous a enchantés. Nous avons été surpris par ses multiples visages, ce pays offre des paysages tellement variés : plateaux désertiques au centre, jungle luxuriante près du Golfe du Mexique et dans le Chiapas, montagnes, volcans dont certains cônes fumants surplombent le plateau déjà à 2000 m d'altitude de quelques 3000 m de plus, plages paradisiaques des Caraïbes au Pacifique, côte plus sauvage du Golfe du Mexique, charme des villes coloniales, beauté des sites précolombiens. Entre tradition et modernité, le pays est riche d'un mélange culturel de plusieurs millénaires. Que de sensations ici ! Et bien sûr nous avons adoré sa cuisine, je crois que vous vous en êtes rendu compte.

Les Mexicains sont des gens très accueillants et extrêmement gentils, qui ont toujours à cœur de vous aider. Nous nous sommes toujours bien sentis ici et nous garderons un excellent souvenir de ces 3 derniers mois.

Maintenant, en route pour l'ouest américain. C'est parti pour un cycle rando de 3 mois en EPS.

A bientôt. Carine.

13
mars
13
mars
Publié le 12 mai 2018

Vous n'avez pas beaucoup de nouvelles de nous en ce moment. Ne vous inquiétez pas, tout va bien. C'est juste que, depuis une semaine et demie, nous avons élu domicile au camping de Teotihuacan. Nous vous avions conté notre escapade à Mexico, il y a quelques jours, et nous avions prévu de rester quelques jours supplémentaires au camping afin de préparer la sortie du Mexique et la suite du voyage aux States.

Mais, comme lors de chacun de nos séjours à l'ombre des pyramides, le terrain de camping se transforme en terre promise des voyageurs outre-atlantique français. Deux familles en janvier, trois à notre arrivée en mars, puis à nouveau trois autres familles avant notre départ. La plupart de ces clans de voyageurs sont des couples avec enfant(s) bien que nous ayons aussi fait la connaissance de deux duos d'"anciens" en goguette sur les routes d'Amérique.

Pour les enfants, c'est un moment souvent magique de retrouver des copines et des copains qui parlent leur langue et qui vivent la même aventure. Le Trailer Park de Teotihuacan se transforme alors en cours de récréation où la langue de Molière résonne un peu partout (Sorry à notre voisin anglais qui hier soir, est sorti de sa réserve toute britannique pour nous demander de tenir notre petite bande de diablotins loin de son bus de 12 mètres tout confort - Satanés Frogs). Pendant quelques jours, nos enfants s'en donnent à cœur joie. Ils profitent de leur soudaine liberté loin du regard de leurs parents pour se découvrir, se connaître, jouer, rigoler, se chamailler aussi peut-être parfois mais en tout cas, pour faire le plein de souvenirs et d'images. Ces moments rares et éphémères sont une expérience inédite pour la plupart d'entre eux et leur donnent une sacré bouffée d'oxygène dans une aventure où la présence permanente des parents à leurs côtés peut leur sembler parfois pesante.

Pour les parents, c'est toujours l'occasion de partager des anecdotes sur le trajet parcouru, les galères rencontrées, les spots de rêve à ne pas louper, les lieus à éviter, bref plein d'informations qui transitent par le bouche à oreille et facilitent parfois l'aventure. Tout cela bien sûr, autour d'un alignement de table de camping, sous un auvent protecteur, à la lumière des lampes frontales en guise d'éclairage , le temps d'un apéro ou d'un repas partagé en groupe plus ou moins nombreux. Chacun parle de ses projets, de ses envies et du pourquoi de ces départs en longs voyages. Il est intéressant de constater que les univers de ces voyageurs au long cours soient tous aussi variés, tout comme leurs façons d'appréhender cette aventure et leurs attentes dans de telles expéditions. C'est aussi un des charmes de ces rencontres, intenses et brèves.

Cette étape gardera donc une saveur unique, de par sa longueur, sa relative oisiveté bien méritée, ses multiples rencontres et la joie intense des enfants de retrouver les jeux de leur âge avec de nouveaux camarades.

Nico.

6
mars
6
mars

Nous laissons les états du sud du Mexique pour nous rapprocher de la capitale et faire une nouvelle fois étape à Teotihuacan. Nous y étions passés début janvier pour visiter les pyramides et avions laissé de côté Mexico pour des raisons de planning. Depuis la sortie du Yucatan, nous nous posions la question de la faisabilité de cette étape avec le CC. Mais être si près de la capitale et ne pas y passer me gênait quand même un peu. Le camping de Teotihuacan était donc l'endroit idéal pour laisser le CC pendant que nous nous attaquions à cette énorme ville, la place étant sûre, l'accès assez commode en bus et métro. Nous tentons donc l'aventure.

En quelques chiffres, Mexico, c'est plus de 20 millions d'habitants sur une agglomération de 30 km sur 50 km, 2200 mètres d'altitude, le deuxième métro d'Amérique en terme de grandeur (et à mon avis le premier en terme d'utilisateurs) et malheureusement une pollution bien visible à l’œil nu qui oblige les autorités à appliquer des règles très strictes de conduite.

45 minutes de bus et 30 minutes de métro plus tard, nous voilà sur le Zocalo de la mégalopole mexicaine. La traversée des banlieues en bus nous a donné un aperçu assez significatif de la grandeur et de la densité de cette agglomération tentaculaire.

On est quand même ici à plus de 30 km du centre historique.

Nous sommes surpris par la propreté de la ville mais aussi par son côté aseptisé à l'image du Zocalo. Cette immense place de 240 mètres de côté est bordée de bâtiments plutôt austères comme le Palacio Nacional et le Palacio del Gobernor. Même l'immense cathédrale et son air penché n'égaye pas le lieu.

Heureusement, le gourmand que je suis, trouve une merveilleuse adresse en la "Pastelaria de Madrid", une grande pâtisserie datant de 1939 qui nous servira de cantine pour les 3 jours, aussi bien au petit déjeuner, qu'aux déjeuner et dîner. On n'a même pas pu y goûter un quart des merveilles qu'elle proposait : succulents tortas, goûteux tacos, petits gâteaux à se damner (un opéra aussi bon pour 60 centimes, c'est pas bon pour le régime mais c'est divin), en gros un condensé de tout ce que peut donner la cuisine mexicaine simple mais bien faite. Une adresse dont je me souviendrai longtemps. Seul inconvénient, on ne peut s'y désaltérer d'une petite bière, mais les jus d'oranges, cafés et thé chaï y sont délicieux.

L’hôtel réservé pour cette étape remplit à merveille son rôle. Il est proche du centre historique et au pied du métro. La chambre est nickel, la salle de bain magnifique, on y est presque au calme, pour 35€ la nuit, on ne peut pas demander plus.

Le premier après-midi nous visitons donc le templo mayor et la cathédrale, deux sites quasiment adjacents.

Le premier était le symbole de la toute puissance aztèque avant l'arrivée des colons espagnols. Il était placé au centre du monde pour cette civilisation, donc aucun souverain n'a cherché à le déplacer, mais tous ont modifié son apparence en superposant d'une couche supplémentaire les ajouts du précédent. L'édifice ayant été rasé par Cortès et ses successeurs, on a seulement retrouvé les fondations de ce temple à la fin du XX° siècle par hasard, en construisant l'assainissement du centre. On peut donc observer maintenant ce mille feuille de pyramides et profiter du magnifique musée contigu qui présente les nombreux chefs d’œuvre trouvés sur le site depuis sa redécouverte.

Le second est au contraire le symbole de la colonisation espagnole et de la toute puissante église catholique en Nouvelle Espagne. L'intérieur y est plutôt sobre par rapport aux autres cathédrales vues dans le pays. Seul un retable doré et un imposant orgue décorent l'ensemble.

La seconde journée sera consacrée au musée anthropologique qui dresse un aperçu exhaustif de toutes les civilisations ayant pris part à l'histoire du pays. C'est très beau, la mise en valeur des pièces présentées est géniale mais le manque d'explications et d'informations nous laisse un peu sur notre faim.

Le matin avant de partir, nous visitons le Palacio Nacional qui présente surtout un intérêt pour la présence des oeuvres du muraliste mexicain Diego Rivera. Ces quelques fresques murales y présentent sa vision de l'histoire du pays de l'empire aztèque à la fin du 19° siècle. C'est coloré, assez simpliste mais plutôt sympa surtout pour les quelques clichés plus ou moins objectifs des différentes époques.

Le reste des journées passées sur Mexico nous aura permis de flâner dans la ville pour prendre le pouls de cette tentaculaire cité et de ses nombreux habitants. Mexico n'est pas le Mexique, c'est une grande capitale internationale qui tend à ressembler aux autres mégapoles occidentales. C'est "clean and secure" (en tout cas dans les quartiers touristiques), on y trouve toutes les boutiques des grandes marques internationales sur de longues avenues piétonnes mais nous n'y avons pas ressenti les mêmes émotions que dans le reste du pays, dans des villes plus typiques et marquées par l'atmosphère mexicaine.

2
mars
2
mars
Publié le 12 mai 2018

Nous avons laissé derrière nous le Pacifique et sommes retournés sur les plateaux à l'intérieur des terres. Quelle aventure pour rejoindre la ville d'Oaxaca ! C'est 286 Km parcourus en 10h, répartis en 8h de conduite et 2h de pause, des centaines de virages et des pentes vertigineuses sur des routes soumises aux glissements de terrain à la moindre pluie. Nous traversons ainsi les villages de montagne parsemés de topes (ces fameux ralentisseurs mexicains) qui nous arrêtent très régulièrement dans notre pénible ascension lorsque nous arrivons à dépasser les 30Km/h ! Cette voie d'accès à Oaxaca à travers la Sierra Madre nous mène à 2753 m d'altitude avant de redescendre sur un plateau situé à 1500 m.

L'étape dans la ville est agréable et nous a encore offert de nombreuses occasions de satisfaire nos appétits en très exigeants Français que nous sommes. La cuisine mexicaine est vraiment excellente et propose d'innombrables spécialités, on comprend qu'elle soit classée au patrimoine immatériel de l'humanité.

Oaxaca est accueillante avec ses rues piétonnes colorées. Nous avons aussi pu visiter une église baroque édifiée par les Dominicains espagnols à la fin du XVIème siècle et le musée de la ville qui présente l'histoire de la région à travers l'exposition d'oeuvres d'art et d'objets du quotidien.

Une ville colorée
El templo San Domingo - chef d'oeuvre baroque
Quelques pièces du musée relatives aux civilisations pré-colombiennes
22
fév
22
fév
Publié le 12 mai 2018

En ce 22 février, nous arrivons à notre dernière étape au bord du grand océan. Voilà 6 mois que nous sommes partis, et on peut dire que le voyage passe vite. Par un drôle de hasard, nous sommes aussi au point le plus austral de notre périple à environ 15,5° de latitude Nord, soit à un peu plus de 1500 km de l’Équateur. Depuis le point le plus septentrional de notre parcours (au nord de la Gaspésie), nous sommes descendus de près de 50° de latitude soit quasiment 5000 km du nord vers le sud, le tout en parcourant plus de 23000 km d'asphalte, de terre, de caillasse et autres matériaux douteux de revêtement routier. Et tels les oiseaux migrateurs au printemps, nous entamons notre lente remontée à partir de cette étape. Il nous reste un peu moins de 5 mois pour revenir sur Halifax et encore un bon paquet de choses à découvrir.

Pour profiter de ces derniers instants au bord de la côte, nous passons 6 jours dans un magnifique camping à quelques mètres de la plage de Zipolite. Un véritable exploit pour les itinérants que nous sommes. L'ombre prodiguée par les manguiers, palmiers et autres arbres tropicaux fait le plus grand bien, car la fin février est torride, 30°C et plus en journée et pas moins de 24°C la nuit. On ne va pas se plaindre même si, en bon français râleur que je suis, j'aimerais un peu plus de fraîcheur la nuit. Heureusement, une petite brise marine souffle par moment pour nous rafraîchir un peu, et les multiples baignades en piscine ou dans l'océan finissent le boulot. Seules les nuits sont parfois compliquées, la température du CC ne descendant que rarement en dessous des 27-28° C.

La ville n'a pas un charme fou mais la plage est belle bien que dangereuse pour la baignade. La houle est forte, les vagues atteignent quasiment les 4 mètres et les maîtres nageurs veillent au grain en n'hésitant pas à faire sortir tout le monde de l'eau au changement de marée.

21
fév
21
fév
Publié le 12 mai 2018

Nous continuons notre route le long du Pacifique pour nous poser quelques jours sur la baie de Tangolunda.

Après une longue route bien sinueuse mais en pas trop mauvais état, nous arrivons sur une succession de baies qui font l'objet d'une tentative de développement touristique par le gouvernement mexicain depuis les années 1980. Le parcours sur la côte ayant été plutôt proche de la traversée du désert que de la tournée des plages touristiques, nous sommes surpris en arrivant sur ce spot de trouver tous les équipements dignes des plus grandes stations balnéaires. En plus des grands hôtels les pieds dans l'eau, des agences de voyage prêtes à vous proposer toute sorte de sorties en mer et des restaurants de plages, nous trouvons de surcroît un grand parking aménagé à l'ombre des palmiers et autres arbres tropicaux pour moins de 5€ la nuit avec sanitaires et douches à dispo, ainsi que les services pour le CC. Le pied quoi ! Pour la plage, celle à proximité du bivouac est à moins de 5 minutes à pied et donne sur une grande baie où les déferlantes du Pacifique viennent se jeter. Hélas, l'eau est légèrement trouble du fait de nombreuses algues et la pente est plutôt abrupte ce qui rend la baignade légèrement périlleuse. On en profite quand même un peu l'espace d'un après midi.

Ce qui reste génial avec le Mexique, c'est que la vie sauvage n'est jamais très loin de nous. Sur ce parking et malgré la proximité de tous ces équipements touristiques, nous rencontrons de nouvelles espèces jusque là seulement observées dans des zoos voire jamais : aras, crabes de terre, jolis oiseaux huppés et bien sûr, les sempiternels iguanes.

Nous parcourons une petite dizaine de kilomètres pour nous rendre dans une seconde baie normalement plus abritée et où l'on peut observer un banc de corail et son cortège de poissons exotiques. Bien nous en a pris car la playa Entrega est à la fois agréable à la baignade avec sa grande anse aux douces vagues, mais aussi géniale pour les amateurs de masque et tuba qui s'en donnent à cœur joie au dessus des fonds coralliens.

Les journées passent au rythme des baignades rafraîchissantes (j'ai oublié de préciser que l'hiver est rude sous ces latitudes avec un petit 32°C de moyenne), des obligations scolaires (au plus grand bonheur des enfants) et des petits repas bien savoureux (des légumes goûteux, des fruits exquis et tout un panel de gourmandises à s'en lécher les babines ... Miam miam!!!), le tout arrosé de boissons fraîches (soda hélas pour les enfants, les jus de fruits frais si délicieux dans la rue n'ayant pas d'équivalents dans le commerce, et une spécialité mexicaine bien glacée pour les parents - Corona Extra - avec modération bien sûr). On peut dire que la vie est dure pour nous au Mexique !!! Profitons-en bien avant de retourner dans le Nord où le climat sera plus rude au printemps.

Prochaine étape : la néo hippie Playa Zipolite ... tout un programme.

17
fév
17
fév
Publié le 12 mai 2018

Il me tardait d'arriver sur cette côte. Rejoindre le Pacifique, c'est concrétiser l'idée que l'on est sur un littoral dont l'horizon nous emporte de l'autre côté de la planète, tout un symbole. En face, au loin, là-bas, c'est l'Asie, tout un autre monde à découvrir, un jour peut-être y retournerons-nous.

Le Pacifique, nous l'avions déjà côtoyé, il y a 17 ans, par un frais mois d'octobre à San Francisco. Certains s'en souviendront. Pour se réchauffer, nous avions mangé ces clams chowders, soupes chaudes de fruits de mer, spécialité (une des rares) des Etats-Unis, aussi bien sur la côte est que sur la côte ouest du pays. Les phoques étaient alors les seuls à profiter de la baignade.

Le Pacifique aujourd'hui, c'est un cadre bien différent dans la ville de Puerto Arista. Il fait 35°C l'après-midi, autour de 25°C la nuit, toute l'année. Nous avons chaud et les moustiques nous attaquent. Seule solution : la baignade dans l'immensité pour nous rafraîchir et pour tenir au loin ces nuisibles peu téméraires face à un océan capricieux et tonitruant.

Les guides de voyage nous promettent une baignade dangereuse. C'est vrai que les vagues y sont impressionnantes mais ne nous paraissent pas plus périlleuses que celles de la côte Atlantique, même peut-être moins puissantes qu'à Lacanau certains jours. Nous restons tout de même prudents ; de toute façon pas besoin d'aller bien loin pour être complètement trempés, des vagues de plus de 2m cassent à 10m de la plage. La baignade est finalement à peine rafraîchissante car les eaux sont incroyablement chaudes, bien plus chaudes que celles de la mer des Caraïbes. Un océan avec les vagues pour jouer mais avec 10°C de plus qu'à la maison, c'est top.

Nous poursuivons notre route le long du littoral Pacifique pendant quelques jours et aurons vraisemblablement d'autres occasions de nous frotter à ses vagues majestueuses. Et si nous trouvons un petit paradis, comprendre juste un parking sans moustiques, alors nous prévoyons même d'y rester quelques temps car, après ces étapes sur le grand océan, il en sera fini des plages pour le reste du voyage.

13
fév
13
fév
San Cristóbal de las Casas

San Cristobal de las Casas

Publié le 10 mai 2018

Nous voilà donc au frais dans les montagnes à plus de 2100 mètres d'altitude. La nuit n'a pas été à la hauteur de nos espérances, un vieux couple américain garé près de nous ayant eu pour idée de se refaire un trip années 70 avec musique à tue-tête toute la nuit sur l'Iphone. C'est la deuxième fois en quelques jours que cela arrive et à chaque fois, ce sont des « gringos », certainement en mal de libertés dans leur beau pays, qui se permettent au Mexique de dépasser les bornes en oubliant l'adage « la liberté des uns s'arrête où commence celle des autres ». Bref, une nuit « à la c... » alors que toutes les conditions étaient réunies pour bien se reposer. On verra demain si ça se passe mieux.

Mais, nous n'allons pas nous arrêter pour si peu et décidons de nous attaquer à la visite de la ville dans l'après-midi. Le centre historique est bien préservé et présente quelques beaux bâtiments mais c'est surtout l'intense activité qui y règne qui rend la balade intéressante.

Les nombreuses populations indiennes qui se retrouvent à San Cristobal se regroupent autour de marchés colorés et vivants où elles vendent une multitude de produits locaux. Nous sommes en même temps heureux de voir ces communautés et leurs modes de vies différents, et gênés et tristes de voir qu'elles ne subsistent que par la mendicité (une première au Mexique) ou la vente de produits manufacturés dits "artisanat local" mais sans doute originaire de l'étranger. Il semble donc bien compliqué de conserver l'authenticité d'un mode de vie traditionnel dans une société de consommation en pleine expansion à l'échelle du pays.

PS : la deuxième nuit a été plus calme et ce matin, nos encombrants voisins sont partis. YEEEESSS !

11
fév
11
fév
Publié le 10 mai 2018

Pour rejoindre la ville de San Cristobal de las Casas depuis Palenque, la route de montagnes n'est pas très conseillée, pour son revêtement en piteux état d'une part et pour ses barrages récurrents d'autre part où la police corrompue extorquerait beaucoup de monde dans le secteur si on en croit notre sacro-saint ministère des Affaires étrangères. Nous décidons donc de contourner le problème mais il nous faut quand même faire un détour d'environ 350 Km pour nous rendre au cœur du Chiapas.

Nous en profitons donc pour faire une étape que nous avions laissée de côté à l'aller. Nous nous arrêtons au Parque Museo de la Venta à Villahermosa. Y sont présentées des œuvres d'art olmèques dans un environnement de jungle tropicale.

Certaines têtes colossales pèsent plus de 30 tonnes et sont sculptées dans un basalte qu'on ne trouvait qu'à 100Km de l'endroit où on les a trouvées. Elles sont datées de 700 à 400 av. J.-C., c'est donc bien plus ancien que tout ce que l'on a pu voir jusque là au Mexique, et en Amérique de manière plus générale.

Nous nous sommes ensuite rendus dans la ville de Tuxtla Gutierrez qui est la porte d'entrée du canyon del Sumidero. Cela permet de passer 2 heures à contempler el Sumidero depuis le haut des falaises qui le surplombent, donc 500 m au dessus de ses eaux. 5 points de vue sont bien aménagés le long d'une route en bon état, ce qui rend le parcours presque facile et dénoue les tensions dorsales qui se créent immanquablement sur les routes du Mexique, entre ralentisseurs non signalés, ornières monstrueuses, défaut de chaussée du aux glissements de terrain et/ou au manque de goudron, et tuk-tuk, 2 roues motorisés ou à pédales, hommes à cheval, taxis par centaines, colectivos et bus toujours pressés, poids-lourds double semi-remorques, piétons traversant l'autoroute (que l'on appelle autoroute juste parce qu'elle est payante, elle a parfois un peu moins de trous, mais c'est pas sûr), chiens errants, et j'en passe...

Enfin bref, le canyon del Sumidero, c'est très joli et c'est « presque » à taille humaine. C'est mieux de le faire maintenant, avant d'avoir vu les canyons de l'ouest américain qui jouent dans une autre catégorie.

Il faisait très chaud aujourd'hui, 35°C dans la ville de Tuxtla Gutierrez. Des nuages de chaleur voilent donc le paysage et les photos.

Nous voici maintenant arrivés à San Cristobal de las Casas, ville que nous visiterons demain. Les muscles dorsaux se sont à nouveau raidis pour parvenir au camping ; le RV park ici n'est accessible que par les ruelles étroites de la cité, des rues dans lesquelles je ne voudrais pas avoir à passer même en voiture (je vous rappelle que ma voiture est une Punto). Je crois qu'après le Mexique, on va devenir des conducteurs hors-pair en France. Enfin... surtout Nico parce que moi, je ne conduis toujours pas le camping-car et je ne risque pas de commencer au Mexique, mais je suis certaine que je viserai bien plus juste au retour.

Carine.

9
fév
9
fév

Après un mois passé dans le Yucatan, ses ruines, ses plages et ses villes d'héritage colonial, nous changeons d'horizon pour nous rendre dans le Chiapas, une rude et magnifique région montagneuse très marquée par les cultures amérindiennes.

Et pour débuter, cap sur Palenque et son site maya au cœur de la forêt vierge.

Le temps est lourd, les nuages menaçants mais nous nous lançons tout de même à l'assaut de cette cité de bon matin. Bien nous en a pris, après une demi-heure de grimpette, nous entrapercevons nos premiers singes hurleurs. Nous entendons leurs cris rauques et intenses depuis hier mais nous ne les avions jusque-là pas vus. Les officiels du site nous les montrent avant l'entrée dans ce dernier et nous passons quelques minutes à observer cette petite famille prendre son petit-déjeuner dans les hautes branches des arbres.

La visite quant à elle débute dans une brume épaisse qui finira par se dissoudre sous l'effet du soleil. Les temples et les palais émergent des nuages et des immenses arbres tout au long du parcours. Les points de vue sont spectaculaires depuis certains édifices et quelques bas-reliefs bien conservés embellissent le site de toute leur finesse.

La fin de la visite propose un sentier au cœur de la selve, entre une végétation luxuriante et des cours d'eau capricieux se transformant en de bien jolies cascades.

Cette matinée de balade nous aura bien ouvert l'appétit que nous comblerons au restaurant du camping, à la fois délicieux et copieux. Quelques cours pour digérer et une baignade pour se rafraîchir un peu. En bref, une belle journée comme on les aime.

5
fév
5
fév
Publié le 10 mai 2018

La parenthèse Paamul a réellement été fabuleuse et nous a donné l'impression d'être vraiment en vacances. N'ayant pas la possibilité technique et le temps matériel de monter les vidéos faites sous l'eau, je vous mets quand même en ligne quelques photos réalisées au cours de nos nombreuses plongées. Elles vous permettront de voir un petit peu ce qui nous a tant plu.

Mais nous devons reprendre la route et nous filons plein sud pour retourner sur Bacalar.

En route, nous faisons une halte à Akumal, une plage qui accueille des tortues toute l'année. Hélas elle attire aussi une nuée de touristes (étrangers et mexicains) qui, en ce lundi férié, profite du beau temps pour faire un plongeon avec ses jolies petites bêtes. Impossible pour nous de se garer et donc on poursuit notre route. Tant pis !

Arrivés à Bacalar, nous nous rendons au même balneario qu'à notre précédente venue. Là aussi, le lundi férié a rempli le parking, un carnaval semble prévu sur toute la semaine avec son concert nocturne. Déjà que les nuits avaient été compliquées à notre premier passage, nous ne tentons pas l'aventure et continuons vers le sud. Il va bien falloir trouver un spot pour la nuit...

Finalement, nous nous garons à Calderitas, tout près de la frontière bélizienne. Il fait malheureusement très chaud et les moustiques sont de nouveau de la partie. Nous ne resterons pas longtemps et continuerons notre route.

Nous traversons ensuite la péninsule du Yucatan d'est en ouest en prenant la ruta Bec où nous visiterons deux petits sites bien différents de ceux que nous avons déjà vus. Becan et Chicana sont de magnifiques exemples du style Rio Bec typique de cette région. Les structures et pyramides sont disséminées en pleine forêt et font apparaître des motifs liés au culte du serpent. Une bien jolie visite. Malheureusement, une fois de plus, nous ne pouvons pas rester sur place pour la nuit et nous voilà repartis pour deux heures de route avant de nous arrêter sur un spot un peu rustique en pleine forêt, entourés de nos meilleurs amis du moment, les mosquitoes. Sales bêtes !!!

30
janv
30
janv

Après les sites archéologiques, viennent le tour de ce que la quasi-totalité des touristes internationaux recherchent : les plages paradisiaques de la Riviera maya.

Le défi est de trouver un endroit où stationner, certes, mais surtout où rester pour quelques jours sur cette côte mondialement connue et très prisée. Tout le littoral est privatisé par des hôtels de luxe et autres parcs d'attractions aquatiques, vastes espaces ceinturés par de hautes clôtures surmontées de fils barbelés et surveillées 24/24 par des gardes logés dans des miradors. L'envers du décor ne nous donne pas vraiment envie de passer la porte d'entrée, qui aurait envie de pénétrer délibérément dans une prison ? Des millions de touristes assurément, à qui on vend la sécurité de leur lieu de villégiature dans un pays où on ne ressent jamais, pourtant, d'insécurité... Mais nous, avec notre maison sur le dos et libres comme l'air, vous pensez bien que cela ne nous intéresse pas vraiment et, en plus, on n'a pas vraiment le profil du touriste attendu ici. Nous passons donc notre chemin sur un bon nombre de lieux pourtant considérés comme incontournables dans les guides de voyage.

A mi-chemin entre Tulum et Cancun, à Paa Mul, il existe un RV-Park, un de ces campings pour camping-car, qui peut nous accueillir. Les prix sont affichés en dollars US, c'est tout dire. Les RV qui sont déjà là sont installés en réalité depuis fort longtemps. Des Etats-Uniens et des Canadiens y ont élu domicile en construisant tout autour de leur RV, ainsi emprisonné, des murs en parpaings pour donner naissance à d'immenses villas de vacances semi-ouvertes. Voici à quoi ça ressemble :

Si, si, on vous l'assure, il y a encore, une caravane, un camping-car ou un mobilhome à l'intérieur !

Il reste encore quelques places pour les camping-cars de passage comme nous. Nous nous y installons pour 3 jours moyennant une coquette somme – mais c'est la Riviera maya – car il paraît, si on en croit le guide du routard, que la plage vaut vraiment le détour. Pour le prix, nous n'aurons quand même pas la vue sur la mer, faut pas rêver, on ne va pas mettre notre roulotte en première ligne !

Et, nous ne serons pas déçus. La plage est idyllique, l'eau est cristalline et les poissons sont au rendez-vous à quelques mètres du bord.

Une barrière naturelle ferme la baie où se cassent les vagues, ce qui rend la baignade fort agréable dans une mer très calme.

Pour ne rien gâcher, une piscine à débordement et le bar-restaurant ont vue sur mer.

Enfin, nous entamons ces jours-ci, la deuxième moitié de notre voyage. Il nous reste 5 mois et demi avant notre retour prévu le 13 juillet 2018 et nous ne sommes qu'au Mexique. Comme il nous reste à peu près autant de kilomètres à partir du point où nous nous trouvons aujourd'hui pour retourner à Halifax où le camping-car doit prendre le bateau, que ce que nous avons déjà parcouru, la décision de ne pas traverser d'autres pays a été prise. Nous laissons donc de côté tous les « petits » pays d'Amérique centrale, ce sera pour un autre voyage... Nous préférons profiter un peu plus de ce temps qui passe si vite, plutôt que de courir – ou rouler – après lui.

28
janv

Nous quittons les bords de la laguna Bacalar pour rejoindre Coba en pleine jungle.

Au milieu d’une végétation plutôt dense, nous attaquons de bon matin la visite de cette ancienne cité maya. Les ruines y sont moins bien conservées que sur les précédents sites mais elles possèdent pourtant un charme envoûtant, avec leurs bâtiments recouverts de végétaux, qui s’offrent à la vue du visiteur au dernier moment. Le clou du spectacle est la pyramide de Nohoch Mul, haute de près de 42 mètres et qui dégage un panorama à 360° sur la forêt environnante après l’ascension abrupte et vertigineuse de ses 113 marches.

L’après midi, changement de décor. Nous voilà au bord de la côte caraïbe, au cœur de la riviera maya et de son tourisme de masse. Finis le calme et l’authenticité mexicaine, bonjour les hordes de touristes en quête de soleil et de plages paradisiaques. Le site est vraiment splendide de part sa situation exceptionnelle au bord d’une mer couleur azur mais la cohue et la chaleur rendent la visite moins agréable. Seuls les iguanes ne semblent souffrir ni de l’un ni de l’autre. Ils en ont vu d’autres.

25
janv
25
janv
Publié le 9 mai 2018

Après avoir traversé le sud du Yucatan, nous arrivons à Bacalar et sa fameuse lagune multicolore. Le temps n’étant pas vraiment avec nous, la saison sèche étant franchement plutôt humide cette année, c’est sous un ciel chargé d’énormes nuages menaçants que nous découvrons ce paysage lacustre. Les contrastes des couleurs sont vraiment saisissants malgré le peu de luminosité. Nous trouvons refuge pour deux jours dans un « balneario », quasiment les pieds dans l’eau. Nous pourrons ainsi profiter de ce merveilleux environnement et nous baigner à plus soif – enfin plutôt entre chaque averse. Malheureusement, les nuits ne seront pas des plus calmes, le bivouac ayant pour voisin des restaurants et hôtels adeptes des concerts nocturnes pour occidentaux néo-babas qui colonisent cette paisible cité balnéaire. Dommage pour nous et pour notre sommeil. Heureusement, pour compenser, le restaurant au bord de la lagune nous accueillera pour un excellent déjeuner à base de poissons locaux, avec une vue imprenable. Quand l’appétit va, tout va…

23
janv
23
janv
Publié le 9 mai 2018

Après cette pause balnéaire, nous reprenons nos visites culturelles en nous rendant sur la Ruta Puuc.

Ce territoire, à la différence notable du reste de la péninsule, présente un paysage légèrement vallonné et il regorge d'anciennes cités mayas. Nous nous rendons en premier lieu sur le site de Kabah, en plein cœur de la forêt tropicale sèche. On y trouve de merveilleux exemples de style Puuc où les représentations du dieu Chaac sont omniprésentes. Ce dieu de la pluie chez les Mayas avait une importance particulière dans cette région aride où il n'y avait pas de cenotes, ces trous d'eau si caractéristiques du nord du Yucatan. Ici, toute l'eau était récupérée pendant la saison des pluies et stockée dans d'immenses citernes souterraines.

Le site, bien que modeste par sa taille, présente de très beaux édifices bien conservés ou bien restaurés et on y observe de magnifiques exemples de bas reliefs et de statuaires. Un vrai régal pour les yeux et un bon commencement pour notre marathon d'explorateur.

Nous filons le soir même, bivouaquer sur le site d'Uxmal que nous visiterons le lendemain "à la fraîche". En attendant, on se tape un bel orage tropical en fin de soirée avec éclairs à gogo, tonnerres rugissants et trombes d'eaux. Il fallait bien que ça arrive, même si nous sommes en saison sèche.

Au petit matin, le ciel reste gris mais la pluie a cessé de nous arroser. On se lance à l'attaque de cette cité maya. Dès l'entrée, le spectacle est saisissant avec la superbe pyramide du devin, à la forme elliptique si originale. La suite est tout aussi splendide, des points de vues magnifiques s'ouvrent sur la nature environnante depuis le sommet des monuments, qui sont eux-mêmes majestueux. La matinée passe rapidement à déambuler au milieu de ces ruines et malgré la chaleur qui monte lentement mais sûrement, nous passons un très agréable moment tout au long de cette belle balade.

22
janv
22
janv
Publié le 9 mai 2018

Nous filons à nouveau vers l'ouest pour revenir à Celestun où nous avions passé quelques jours la semaine précédente. Nous nous réinstallons au même endroit et espérons pouvoir, cette fois-ci, faire une excursion avec le propriétaire du lieu afin d'aller voir une colonie de flamants roses.

Le temps est au grand beau fixe et nous allons profiter de la plage tous ensemble. Chacun y trouvera une activité qui lui convient et nous passerons une belle après midi tranquille à profiter du temps qui passe.

Le lendemain, réveil aux aurores (enfin presque). A 8 heures, départ pour la lagune avec notre hôte et son tuk-tuk pour essayer d'aller observer des flamants roses. Pour ceux qui ne connaissent pas ce moyen de transport, il s'agit d'une moto réaménagée permettant de transporter jusqu'à 6 personnes (tout dépend de la taille des personnes) et qui ressemble à une grosse caisse à savon. C'est rustique mais efficace sur les petites routes non asphaltées du parcours qui nous attend.

Nous passons tout d'abord par le port de Celestun où les pêcheurs viennent de rentrer. C'est folklorique à souhait mais on ne peut plus authentique car le touriste ici se fait rare et ce sont les locaux qui s'approvisionnent directement aux bateaux.

Ensuite, malheureusement, il y a l'envers du décor d'un pays en plein développement et qui manque encore cruellement de structures adaptées. Le problème, ici, est la gestion des déchets. Nous traversons une énorme décharge à la sortie du port ou l'on stocke puis brûle comme on peut toutes les ordures de la ville. Bien évidemment, la nature environnante est la grande perdante de l'histoire avec des tonnes de plastique en tout genre jonchant aussi bien la mangrove que la lagune attenante. C'est bien dommage, car on se situe quand même dans une réserve naturelle "protégée", de quoi, on ne voit pas bien. Et, quand bien même, il n'y aurait pas ce label, il est quand même regrettable de voir ce si beau paysage gâché par le fléau plastique. Fin de la pause écolo, place aux splendeurs de la nature...

Quelques hectomètres plus loin, les flamants sont au rendez-vous et nous éblouissent par leurs couleurs roses éclatantes voir rouges écarlates. Bien que timides au départ, nous finirons par pouvoir les approcher de très près en fin de parcours. Quel spectacle ! Merci mère nature.

A droite, c'est nous cinq en train de mater les flamants sur les piquets de Koh-Lanta. 

Nous finirons la journée à nouveau sur la plage, à profiter d'un salutaire petit air marin pour rafraîchir l’atmosphère qui, cet après midi, est plutôt "caliente".

Bonne nuit à tous, ou plutôt bon réveil, je finis par ne plus savoir avec le décalage horaire et à bientôt.

PS : désolé pour la quantité d'images de flamants, mais je ne savais plus quoi choisir... merci de votre compréhension.

20
janv
20
janv

Nous reprenons la route vers l'ouest pour visiter la ville de Merida, capitale du Yucatan et grosse agglomération de 800000 habitants. Nous nous installons dans le jardin d'une auberge de jeunesse très agréable (ne rigolez pas, une auberge de jeunesse accueille aussi des moins jeunes comme nous). Il y a des hamacs au bord d'une mini-piscine, les sanitaires sont nickels et il y a même un billard (même si ce billard a du connaître des jours meilleurs, pour commencer ça suffit).

Nous partons visiter le centre ville dans l'après-midi. Le cœur historique se concentre autour du zocalo, avec quelques vieux édifices datant de la conquête espagnole. On y trouve la cathédrale, le palais du gouverneur et la demeure de Don Montejo, le conquistador à l'origine de la création de la cité.

C'est en errant autour de cette place centrale que l'on retrouve la frénésie et l'ambiance propre à la vie mexicaine. Les abords du marché sont hauts en couleurs (et en odeurs parfois, surtout près du marché aux poissons). Le pouls de la ville bat ici à plein et on se sent plongé au cœur de la vie des citadins mexicains. Les contrastes du Mexique en plein développement s'y entrechoquent : le vendeur de coque de portables côtoie la marchande de fruits coupés traditionnelle. Le mélange entre modernité et coutumes anciennes se fait très bien et donne une image rafraîchissante du pays.

La balade a donc été riche en émotions et nous sommes heureux de retrouver notre petit havre de paix et de repos pour une nuit bien méritée.

A tout de suite pour une nouvelle étape... riche en couleurs...

19
janv

Nous attaquons aujourd'hui les visites des plus beaux sites précolombiens du Yucatan. Au programme du jour, l'un des plus majestueux et des plus courus, Chichen Itza.

Ce merveilleux site qui a connu son apogée entre 750 et 1200 après JC s'étend sur plus de 300 hectares et fait partie depuis 2007 des sept nouvelles merveilles du monde. Heureusement tout le monde est en forme et on commence la visite pas trop tard pour éviter le bain de foule.

Les ruines sont magnifiques et plutôt bien conservées, le cadre est charmant et la balade se passe à merveille.

Tout le monde en aura plein les pattes au bout de trois heures de visite mais aussi plein les yeux. Encore de beaux souvenirs.

18
janv
18
janv
Publié le 9 mai 2018

Valladolid est une ville au centre du Yucatan, souvent délaissée par les touristes dont la masse se retrouve plutôt à Cancun et sur le site archéologique de Chichen Itza. Nous choisissons toutefois d'y faire une étape.

Nous avons passé l'après-midi à arpenter les rues de la ville, à goûter du chocolat vraiment pas terrible (la recette mexicaine étant très éloignée des secrets de préparation français), et à faire le tour d'un cenote situé à deux pas du centre.

Les cenotes sont d'immenses puits d'eau douce naturels qui sont le résultat d'un effondrement du terrain situé au dessus de rivières ou de nappes souterraines. Ils ont constitué des réserves d'eau douce pour la civilisation maya et sont encore parfois utilisés aujourd'hui par les Mexicains. On peut se baigner dans certains d'entre-eux ; le cénote Zaci a un diamètre d'environ 45 mètres et atteint une centaine de mètres de profondeur.

16
janv
16
janv
Publié le 7 mai 2018

Nous faisons une halte dans le village d'Izamal qui présente une belle unité avec ses façades jaunes et blanches.

Le village, et son couvent à l'atrium imposant entouré par 75 arcades, sont construits sur les ruines d'une ancienne cité Maya. Le centre du village renferme donc aussi les vestiges de deux pyramides. On peut encore gravir l'une d'entre-elles pour avoir un point de vue sur la forêt tropicale environnante.

On trouve quelques touristes dans le village mais qui ne permettent pas de faire vivre les infrastructures hôtelières du secteur, désertes. Le centre du village n'est pas très animé non plus par les Mexicains qui ont sûrement trouvé mieux à faire ailleurs. On suppose que la très touristique Cancun a dû capter une bonne partie de l'activité de la péninsule tropicale, dommage.

12
janv

Après cette parenthèse reposante de trois jours au bord du Golfe du Mexique, nous reprenons la route pour visiter notre première ville de la péninsule du Yucatan, Campeche.

Cette cité fut fortifiée par les Espagnols peu de temps après leur arrivée, pour faire face aux incursions des pirates qui venaient la piller régulièrement. On trouve encore quelques portions de ces murailles autour d'un centre historique bien conservé. Contrairement aux autres villes visitées, ce dernier semble seulement réservé aux touristes et manque étonnamment de vie. Il faut se rendre au mercado tout proche pour retrouver tout le dynamisme mexicain. La balade est néanmoins agréable et une petite incursion nocturne nous permettra de voir ces vieilles ruelles sous un autre angle.

Nous prenons ensuite la route du nord pour une étape balnéaire à Celestun. Le parking d'un hôtel nous accueille au bord d'une plage magnifique dont nous ne nous lassons pas. Le temps est au beau fixe, le soleil radieux, les températures douces, tout ce qu'il faut pour se relaxer et prendre du bon temps. Bref, on profite avant d'attaquer la zone plus touristique du Yucatan. L'hiver au bord d'une plage de sable blanc, c'est finalement bien agréable, on y prendrait goût.

Bon courage à tous, en ces temps de frimas en métropole et à bientôt.

9
janv
9
janv

Les routes étant ce qu'elles sont au Mexique, et les points de chutes pour « gros véhicules encombrants » comme celui avec lequel nous voyageons se faisant finalement plutôt rares, nous avalons le bitume en ce moment sur de grosses journées pour rallier les différentes étapes où nous sommes sûrs de pouvoir stationner. Nous devons donc éliminer certaines visites ou en reporter d'autres, afin de pouvoir coller à la réalité de la route.

Nous sommes partis de Catemaco après trois jours de repos afin de nous rapprocher de Villahermosa et son musée-zoo. La ville, bien que très grande, mais très peu touristique, ne nous offre aucune possibilité de halte nocturne et nous faisons donc étape sur une station-service située en amont. La nuit ayant été rythmée par les arrivées et les départs incessants de camions, nous ne sommes pas au meilleur de notre forme en ce mardi matin. Une deuxième nuit de suite sur ce genre de spot ne nous enchantant guère, nous décidons alors de filer directement sur la côte Caraïbe et de remettre au retour la visite de Villahermosa.

Après 4 heures et demie de route et 270 kilomètres, nous nous installons dans un joli camping au bord de la plage vers 14h30. Il fait beau mais pas trop chaud, la plage est petite mais charmante, l'ombre des palmiers y est la bienvenue, les enfants peuvent enfin remettre les maillots de bain et les parents se poser les doigts de pieds en éventail. On est bien, on est plutôt au calme, on a de l'eau et de l'électricité, donc on se pose et on avise au jour le jour.


Nous avons même droit à quelques découvertes de la faune locale, certaines que nous connaissions déjà, d'autres qui nous ont plutôt surpris dirons-nous.

Si quelqu'un en veut un pour le mettre dans son salon, comptez pas sur moi pour vous le ramener !!!
6
janv
6
janv
Publié le 7 mai 2018

Nous partons le 4 janvier de notre charmant campement de Teotihuacan après avoir salué nos compatriotes français. En effet, depuis la veille, nous nous serions presque cru en France puisqu'il ne restait plus que 3 CC français dans le camping.

Notre étape du soir se fait au pied d'un volcan, la Malinche : un sommet de plus de 4400 mètres que nous ne gravirons pas, par manque d’entraînement et de temps. L'ascension prend plus de 4 heures, avec 1400 mètres de dénivelé ; bref un challenge trop inaccessible en une matinée pour des promeneurs du dimanche comme nous, surtout que nous sommes à plus de 3000 mètres et que le souffle manque rapidement. Ce fut une nuit très fraîche en pleine montagne au milieu des pins, un sacré dépaysement après quelques semaines dans la zone aride du nord du Mexique.

Le 5 janvier promet d'être une grosse journée de route. Après avoir décidé de zapper une étape sur Xalapa, grosse ville universitaire de montagne où le stationnement semble compliqué, nous filons vers Tlacotalpan, un joli village colonial dans la plaine côtière : 340km au programme et près de 3000 mètres de dénivelé négatif. Une sinécure ! Le trajet vers la côte se passe plutôt bien jusqu'à Tlacotalpan, malgré quelques chaussées chaotiques et des rencontres inattendues.

C'est ici que les choses se compliquent. La ville est plutôt mignonne avec ses maisons colorées au bord d'un nonchalant "rio" au milieu d'une "Camargue " tropicale. Mais elle s'avère être un spot impossible pour bivouaquer, notre seul et unique choix (le parking d'une station service, déjà pas très glamour) se situant de l'autre côté du "zocalo", la place centrale du village occupée par le marché de Noël local et donc impossible à traverser. Et, comme dans la plupart des cas dans ces situations, c'est l'unique point de passage possible. Le reste de la ville ne permettant pas de stationner notre 6 mètres 50, nous devons donc repartir et pensons que notre prochaine étape prévue à "seulement" 90km devrait pouvoir être atteinte sans encombre.

Mauvais calcul ! Nous sommes dorénavant en zone tropicale et même si c'est la saison sèche, les routes ont beaucoup souffert et nous nous attaquons à d'abruptes collines sur des chaussées minées de nids de poules piégeux et recouvertes de dangereux ralentisseurs (ici appelés "topes") en nombre incalculable. Le soleil descend dangereusement, la pluie s'invite par moment et nous n’avançons qu'au rythme d'un escargot. Cette journée sent définitivement le plan galère. Nous finissons heureusement par arriver sur Catemaco. Encore faut-il trouver notre camping, de nuit, sous un petit crachin pernicieux, dans un bled perdu au milieu des montagnes. C'est par miracle et avec l'aide toujours si précieuse de mon copilote favori que nous arrivons à bon port. Mais nous ne sommes pas au bout de notre parcours du combattant, il faut encore trouver quelqu'un pour nous ouvrir et il nous faudra près d'un quart d'heure et l'intervention miraculeuse d'une résidente du RV Park pour nous indiquer la marche à suivre pour entrer et s'installer. Il est 18h30, le CC est garé (pas très plat, mais franchement, on s'en tape), tout le monde est sur les rotules mais sain et sauf, donc tout va bien, l'apéro est bien mérité ce soir.

Le lendemain matin, après une nuit plutôt calme et réparatrice, nous découvrons notre campement qui s'avère être très agréable. Nous en ferons notre étape pour les trois prochaines nuits afin de nous remettre de nos émotions.

Nous en profitons donc pour poursuivre nos obligations scolaires avec les enfants, faire une grande lessive avec la machine à laver de la résidence et surtout nous reposer un peu.

Dimanche matin, nous faisons quand même un petit tour en ville, histoire de nous dégourdir les pattes, de profiter des vues sur le lac qui nous jouxte et de prendre un peu le pouls de la ville et de ses habitants. Une balade haute en couleurs et fort agréable.

Nous retrouvons aussi avec joie de nombreuses espèces d'oiseaux toutes plus colorées les unes que les autres et aussi très volubiles pour certains.

Nous repartons lundi vers Villahermosa et souhaitons une bonne rentrée 2018 à tous les scolaires qui nous suivent (élèves comme prof').

2
janv
2
janv
Publié le 7 mai 2018

Nous avons passé notre 1er jour de l'année 2018 dans la petite ville de Tepotzotlan qui accueillait pour les fêtes un très grand marché. Cela nous a donné encore l'occasion de goûter à une succulente spécialité locale, une brioche cuite sur place garnie d'une confiture de mûres et de Philadelphia, le fromage à tartiner phare des Etats-Unis !

Puis nous avons repris la route pour visiter, enfin, notre premier site archéologique du périple, l'immense cité de Teotihuacan. Le temps est au beau fixe. Le site est inondé de lumière, écrasé quelque peu par le soleil qui n'est pourtant pas au zénith en cette saison. L'air frais de l'hiver en matinée nous trompe et je ne vois pas le coup de soleil que je suis en train de prendre (car ma peau est toujours aussi blanche après pourtant plus de 4 mois passés à l'extérieur à arpenter les chemins américains).

A notre arrivée, nous avons de la chance, des voladores s'installent pour faire leur spectacle. Ces "hommes volants" montent en haut d'un mât d'une vingtaine de mètres puis se laissent tomber dans le vide tête en bas, retenus par une corde. Ils tournoient ainsi autour de cet axe central jusqu'à revenir lentement vers le sol.

Le site de Teotihuacan est immense, les pyramides du Soleil et de la Lune impressionnantes. On peut en faire l'ascension mais ceux qui me connaissent se doutent bien que je suis sagement restée au pied de ces dernières pendant que mes hommes grimpaient courageusement ces mastodontes.

On peut encore voir dans une partie du site quelques fresques et gravures. Il faut imaginer que toutes les constructions de la cité étaient ainsi revêtues de couleurs vives lorsque celle-ci était habitée par environ 100000 personnes aux IIIème siècle de notre ère.

Ce soir, nous nous sommes installés dans un camping à proximité des pyramides où nous avons fait connaissance avec 2 autres familles françaises en camping-car ! Il y a aussi des Suisses et des Autrichiens. Finalement pas très dépaysant le Mexique ...

30
déc

Nous avons finalement quitté le RV Park de San Miguel Allende sans encombres. Nous sommes partis assez tôt et une fois encore, le propriétaire nous a bien aidé à manœuvrer. Nous avons donc pu prendre la route de Guanajuato, notre seconde étape des villes coloniales. Une fois à proximité, nous avons opté pour un campement à l'extérieur de la ville, car cette dernière est réputée pour ses petites ruelles et ses tunnels inextricables.

Voilà le genre de tunnel dans lequel je ne voulais pas m'embarquer !!!

Le lendemain matin, nous prenons le bus local pour visiter la ville. Cela nous permet de voir d'un peu plus près le quotidien des Mexicains qui utilisent énormément ce moyen de transport. Le véhicule est vite bondé, la route chaotique se sent bien dans les jambes pour ceux qui restent debout, mais tout le monde semble s'en accommoder avec le sourire et un peu de résignation. Arrivés à destination, nous déambulons dans un enchevêtrement d'immeubles et de maisons aux couleurs chamarrées qui occupent les collines de la cité.

Arrivés devant le marché, nous ne résistons pas à d’appétissants petits pains tous frais et à de non moins magnifiques chaussons aux fraises de fabrication locale. Miam !!! La journée commence bien.

Nous poursuivons notre balade au milieu de jolies petites places, d'abruptes ruelles étroites. Elles nous mènent à de magnifiques églises pleines de vie, où les Mexicains, encore très catholiques, fêtent toutes les étapes de la vie d'un bon chrétien (baptême, communion, mariage...) à un rythme "endiablé". Le curé, ici, ne chôme pas.

Au détour d'un coin de rue, une odeur agréable nous mène devant un stand typique de nourriture mexicaine. La rue se remplit, l'adresse doit être bonne, nous tentons de nouvelles expériences culinaires avec quatre quesadillas, de petites crêpes de maïs cuites sur un brasero et garnies de champignons, de chorizo, de pommes de terre et fromage ou de haricots blancs en sauce appelés ici "frijoles". On s'assoie dans la rue et on déguste. Un vrai régal ! De la vraie bonne cuisine de rue, comme nous n'en avions encore jamais vue pendant le voyage.

La suite nous mène au pied du mirador qui domine la ville. Pour faire plaisir aux enfants (enfin, c'est ce qu'on dit), nous prenons le funiculaire qui grimpe de 76 mètres pour 102 mètres de trajet. La vue depuis la cabine est vertigineuse (encore un bon moment pour Carine) mais le panorama vaut vraiment le coup. Une petite faim pour Nathan au sommet nous fait faire une petite pause gustative très agréable. De merveilleux petits sandwichs dans des pains chauds succulents fourrés de morceaux d'onglet de bœuf délicieusement cuits et accompagnés d'oignons et tomates caramélisés, d'avocats frais et de champignons rissolés. Un délice !

Nous faisons une descente toute digestive pour revenir vers le terminal des bus en profitant des points de vue majestueux et de la vie très animée qui nous entoure. Une dernière pause au marché pour faire le plein de petits pains et de brioches et nous voilà repartis en bus, toujours serrés comme des sardines mais dans une ambiance très bon enfant. Nous prenons un peu de repos le reste de l'après midi avant de nous attaquer à la banlieue de Mexico.

Ce soir, je vous donne des nouvelles depuis Tepotzotlan, à 40 km de la capitale. Nous y resterons demain pour faire un petit tour en ville et parce que nous ne pouvons pas circuler le lundi avec le CC (restriction de circulation oblige dans cette ville fortement polluée).

Mais avant cela, bonne année à vous tous, les métropolitains, vous qui êtes déjà en 2018, nous ce n'est pas encore l'apéro mais ça arrive à grand pas. Pleins de bonheur à tous pour cette nouvelle année, la santé au rendez-vous, et pleins de voyages pour ceux que ça tente...

Les 4 baroudeurs.

28
déc
28
déc
Publié le 7 mai 2018

Première ville coloniale du périple, San Miguel de Allende nous a charmés. Nous avons déambulé dans ses ruelles étroites et colorées, nous nous sommes mêlés à la foule de Mexicains et de gringos venus ici en vacances pour fêter Noël, et avons commencé à goûter quelques spécialités locales.


Le petit camping très sympathique que nous avons trouvé se situe en plein centre ville, mais à l'abri des murs épais qui donnent sur la rue et nous offrent ainsi un havre de paix. Pour le trouver, et y entrer, ce ne fut toutefois pas une sinécure car il nous a fallu déambuler en camping-car dans les mêmes rues que nous avons empruntées à pied !!! Quand on en voit la largeur, on s'inquiète un peu pour la sortie, on verra bien demain...

22
déc
22
déc
Publié le 7 mai 2018

Nous nous étions quittés sur les parquets de l'ATT Center de San Antonio, nous voilà à présent dans le Nord du Mexique , presque mille kilomètres plus loin. Entre temps, nous avons passé la douane US, celle du Mexique, fait nos visas pour ce pays ainsi que le document d'import temporaire de notre "casa rodante". Bref, on peut dire que ce ne fut pas la partie la plus passionnante du voyage, mais, il fallait en passer par là. Tout s'est plutôt bien déroulé même si toute cette paperasse nous aura quand même pris près d'une demi-journée et un nombre assez conséquent de pesos.

Pour la suite, une longue route en pleine zone semi-désertique nous mène à notre première escale.

Le paysage change rapidement, du relief apparaît un peu partout et nous nous retrouvons peu à peu dans nos premiers vrais grands paysages.

L'étape se fera à Cuatro Cienegas, un bled perdu en pleine zone aride du plateau mexicain. On se croirait dans un bon vieux western.

L'attraction locale est double :

  • d'un côté des sources naturelles résurgentes avec une faune endémique surprenante et des couleurs surnaturelles, surtout en plein désert.
  • de l'autre, des dunes de gypse blanc sorties de nulle part (enfin, je pourrais vous dire d'où, car j'ai eu le cours par notre guide en espagnol, mais ce serait trop long voire ennuyeux...)


Une belle étape pour commencer ce pays.

18
déc

Notre première partie de voyage aux States touche à sa fin et nous avons choisi la ville de San Antonio pour y faire une dernière étape. Pourquoi San Antonio, me direz-vous ? Et, bien sûr, je vous répondrai en toute honnêteté, pour ses ... missions catholiques du XVIII° siècle. En effet, la cité regorge de ces constructions religieuses très présentes dans tous le Texas qui permirent la diffusion de la foi catholique auprès des populations indiennes. La plupart ont quelques vestiges bien préservés qui nous donnent un avant goût du Mexique, vers lequel nous nous dirigeons.

J'entends déjà certains se gausser et se dire que je vous en raconte un peu des vertes et des pas mûres. Vous vous dîtes certainement que pour moi, San Antonio ne peut rimer qu'avec Spurs, la franchise NBA de la ville. Alors, oui, je l'avoue, j'y avais bien pensé en préparant ce voyage, cette étape téxane pourrait bien me permettre de toucher d'un peu plus près ce rêve NBA qui m'habite depuis plus de 20 ans. Et, grâce à la persévérance et aux exceptionnelles qualités d'organisation de ma chère et tendre, le rêve est devenu réalité et c'est par un soir bien pluvieux de décembre que je vois avec toute ma petite famille, ma première (et peut-être dernière) rencontre NBA en live, qui plus est, avec les Spurs de San Antonio, l'équipe la plus chère aux yeux des amateurs de basket français et des amoureux de basket tout court. Le plein d'émotion et les grands frissons ont bien été de la partie, même si le match n'a pas été d'une qualité exceptionnelle. Mais ce n'était pas l'essentiel. Une bien belle soirée pour nous tous et encore des souvenirs en pagaille.

Nous traversons la frontière méxicaine dans les jours à venir. Nous ne pourrons donc peut-être pas donner de nouvelles avant un certain temps, le temps de trouver des accés Wifi et de s'organiser avec les télécommunications.

Un peu en avance, bonnes vacances de fin d'année et surtout bonnes fêtes à tous.

A bientôt.

Les 4 baroudeurs .

12
déc
12
déc
Publié le 5 mai 2018

Après cette petite étape jazzy, nous traversons les bayous pour entrer en pays cajun. Nous y faisons une courte étape au bord du Lake Martin, qui présente un magnifique paysage lacustre. Hélas, pour la vie animalière, c'est un peu tard dans la saison, les alligators se cachent au fond de leur tanière tout comme leurs autres cousins reptiles (tortues, serpents...) .Nous n'aurons donc droit qu'à quelques beaux oiseaux et surtout à l'un des plus célèbres d'entre eux, le Bald Eagle .

Ce pygargue est l'animal symbole des États-Unis, bien que l'on en trouve plus qu'à peu près 500 couples dans tous le pays. Nous aurons eu la chance de l'entrapercevoir grâce à un photographe amateur présent au bord du lac qui l'avait vu dans la journée. Belle surprise !

Nous irons aussi faire un petit tour dans le musée acadien de Lafayette pour en apprendre un peu plus sur l'histoire tragique de ces cousins français. Partis dans le Nouveau Monde au XVII° siècle, ils s'acclimatent difficilement au climat rigoureux de l'est canadien, y fondent une colonie florissante mais la défaite française face aux Anglais au cours de la Guerre de 7 ans entraînera leur déportation sur les côtes américaines. Certains reverront la France, d'autres repartiront vers l'Amérique et la Louisiane pour s'y installer définitivement et y former la nation cajun qui est toujours bien présente à ce jour.

Avant de passer au Texas, nous faisons une halte dans la capitale américaine du riz, Crowley. La chargée du tourisme mettra tout son cœur à nous raconter l'histoire de la ville pendant près de deux heures, au rythme effréné de cet anglais si particulier du sud des USA. Nous entendrons parler de la culture du riz, de l'implantation de Ford et de la vie de l'icône locale, JD Miller, un producteur de musique de la seconde moitié du XX° siècle, qui produira pendant près de cinquante ans, des figures locales de country music et de swamp blues. Bref, un peu de tout et n'importe quoi, mais l'accueil y a été si sympathique et passionné, que nous n'avons pu qu'apprécier ce petit intermède.

Maintenant, direction le Texas pour préparer l'arrivée au Mexique.

10
déc
10
déc
Publié le 5 mai 2018

Ce frais dimanche matin de décembre nous mène aux portes du Vieux Carré de la Nouvelle Orléans.

Une fois le camping-car garé sur un parking quasi-désert à quelques pas du "French Quarter", nous entamons notre balade au coeur de cette ville bien à part aux Etats-Unis. Ni vraiment européenne, ni vraiment américaine, c'est une cité bien difficile à décrire. Le dédale des rues du vieux New Orleans sent les lendemains de fêtes et les bars s'y alignent tout du long. Pourtant, tout y est ultra sécurisé par une police omniprésente, en tout cas dans les quartiers touristiques. Les bobos venus s'y encanailler le samedi soir se retrouvent aux tables des plus beaux hôtels de luxes le dimanche à l'heure du brunch. Après bières, whiskies et jazz, une gentille petite omelette aux fines herbes et un petit thé au jasmin pour remettre les pieds sur terre et les idées en ordre. Encore un des paradoxes de l'Amérique puritaine, qui trouve dans certaines villes comme New Orleans ou Las Vegas, le moyen d'approcher le démon avant de revenir à une réalité plus rigoriste.

Le jazz est omniprésent dans la ville. La musique s'écoute dans les salles de concert, dans les bars, les restaurants mais aussi dans la rue. Les artistes vendent des œuvres en rapport avec la musique et le mobilier urbain rappelle ce lien unique qu'a La Nouvelle Orleans avec le jazz.

9
déc
9
déc
Publié le 5 mai 2018

Pour notre dernière étape floridienne, nous visitons le musée de l'aéronavale américaine situé sur la base militaire de Pensacola. Vous penserez que nous sommes devenus de fervents amateurs d'aviation militaire alors qu'en fait, il s'agit encore et surtout d'un musée gratuit, et qui en principe, plaît aux enfants. Après avoir montré patte blanche à l'entrée ultra-sécurisée de la base, nous avons erré quelques heures parmi des avions retraçant l'histoire du XXème siècle de la 1ère guerre mondiale à la première guerre du Golfe.

Ensuite, tout schuss vers la Nouvelle Orléans car notre visa pour les USA expire à la fin du mois. Les Etats-Unis, c'est grand, il ne faudrait pas trop traîner. De plus, quelle surprise ce matin, il a neigé sur les routes du Mississipi dans la nuit. Bref, ça caille. Pour nous dégourdir les pattes, nous faisons étape dans la Barataria Preserve, un bayou au sud de la Nouvelle Orléans. Mais les oiseaux et les alligators ne sont pas au rendez-vous, même eux doivent avoir trop froid.