L'est des Etats-Unis en camping-car

29 étapes
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Un an en famille pour découvrir les splendeurs des Amériques à bord de notre camping-car. Au total, 5 carnets de voyage présentent notre périple. Celui-ci est le 2ème de la série.
2 octobre au 20 décembre 2017
80 jours
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Bienvenue à tous sur notre de voyage.

Ce carnet présente le deuxième pays traversé durant notre périple en camping-car : l'est des Etats-Unis.

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Ça y est, nous y sommes ! C'est parti pour 3 mois pour la côte est et le sud des Etats-Unis.

Ce soir  à 18h00, notre premier bivouac au bord d'un lac. Pas de sheriff en vue, on verra bien si on se fait déloger cette nuit.
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oct

Nous sommes partis depuis plus de quarante jours et nous ne vous avons toujours pas présenté l’élément central de notre périple : notre camping-car, « VR » chez les québécois ou « RV » aux USA. Il a eu aussi droit à « motorisé », « roulotte », « camper » ou « motorhome », bref, on ne s ‘y retrouve plus.

Pour la plupart d’entre vous, cela reste un mystère de penser qu’une famille de quatre puisse vivre quasiment un an dans environ 15m2. Je vais donc vous faire visiter notre mini-maison sur roues pour vous démystifier la chose.

Entrons tout d’abord par les portes avant du véhicule (14), un bon petit FIAT Ducato 2,3l 130 CV qui est, ici, l’équivalent d’un moteur de mobylette. Mais pour nous, c’est fiable et robuste (du moins, je l’espère compte tenu de mes connaissances en mécanique) et cela consomme beaucoup moins qu’un modèle US avec lequel on fait un plein d’essence tous les 400 km. Avec le notre, on fait presque le double avec un réservoir moins grand. A l’avant, on trouve deux sièges plutôt agréables pour le pilote (6) et son co-pilote avec vue à 180° sur les kilomètres de bitume que nous allons parcourir. Au dessus, nous trouvons la couche parentale, située dans la drôle de casquette qui caractérise les capucines. C’est plutôt spacieux avec un lit de 130 par 190 (2) entouré d’un espace supplémentaire de 10 cm sur les 3 côtés fermés. Nous avons aussi une fenêtre latérale ouvrant sur un paysage chaque jour différent ainsi que deux lanterneaux qui permettent d’aérer cet espace en cas de fortes chaleurs.Vient ensuite la pièce de vie. Deux larges banquettes (5) devant une belle table (4) font office de salon, salle à manger, pupitre de classe, table de jeux, plan de travail complémentaire pour la cuisine mais aussi et surtout sièges de route pour les loulous (avec ceintures de sécurité, ne vous inquiétez pas!). La grande baie qui la jouxte sert d’écran sur le monde à chacun de nos arrêts.En face, on retrouve mon poste de prédilection, la cuisine. Elle dispose de tout l’équipement moderne (ou presque) : plaque au gaz 3 feux (17), évier (16), mini plan de travail (7), éclairage LED, tiroirs grande contenance en dessous et grands placards au dessus. Le tout accompagné d’un frigo/congélateur (8) de 141l de l’autre côté de la porte cellule (20). Il ne manque qu’un four pour être mieux équipé qu’une studette parisienne.En continuant dans le couloir, sur votre droite, vous trouverez la salle de bain/WC (3), le tout sur moins d’un m². C’est certes petit mais tout y est : douche (10), lavabo (16) avec son rangement intégré, WC (11), meuble miroir et même tapis de sol (18). Un vrai havre de « cocooning » !Le fond du CC est dédié aux enfants avec leurs lits superposés (1) king size (80 par 210 soit un espace par personne plus grand que les parents, ils sont gâtés) et leurs petites étagères (24) pour accumuler leur bazar.Côté rangement, nous avons une armoire penderie (9) et trois spacieux placards au dessus du salon.Pour compléter cet état des lieux, n’oublions pas l’écran télé au dessus du frigo qui détend par moment les enfants, sans qu’ils n’en abusent.Je vous passerai les détails du caisson à batteries qui nous fournissent l’électricité au quotidien, des différents réservoirs d’eau qui nous donnent une autonomie de 3 à 4 jours, du compartiment gaz qui alimente les plaques de cuisson, le frigo et la chaudière eau chaude/chauffage et de la grande soute située sous le lits des enfants qui stocke tout notre matériel (table et fauteuil d’extérieur, outils, matériel de désensablage, chaussures de rando, etc, etc etc.).Bref, vous voyez bien que nous avons tout à disposition pour passer une formidable année de découverte, en espérant que rien ne tombe en panne (c’est pas gagné, la pompe à eau de la cellule nous a déjà lâché mais elle a été remplacée).

Sinon, nos premiers jours aux USA ressemblent au Canada question paysages naturels : beaucoup de forêts et de lacs. Voici quelques photos de nos dernières étapes.

Quechee State Park dans le Vermont

Harold Parker State Forest dans le Massachussets

8
oct

Après avoir traversé le Vermont et le New-Hampshire, nous sommes arrivés dans le Massachussets (je vous laisse vous entraîner pour la prononciation, c'est coton !). Avant d'atteindre la capitale de l'Etat, nous passons par sa banlieue nord. Et ici, pas de clichés, cela n'a rien à voir avec celle de Paris ou Marseille, cela ressemble plutôt à une longue agglomération bien huppée avec maisons cossues, jardins bien tondus au millimètre et voiture de luxe.

Nous faisons une première halte à Plum Island et son refuge d'oiseaux migrateurs. Les petits sentiers de randonnée y sont très agréables et réservent même quelques drôles de surprise (voir la chronique de Nathan).

Après un bivouac à Gloucester, charmant petit port, nous nous dirigeons sur notre première grande ville des Etats-Unis, Boston.

C'est une très jolie cité, aux origines très anciennes (pour le pays), qui lui donne un certain cachet. Il s'y cotoient vieilles batisses et gratte-ciel, le tout dans une atmosphère bon-enfant. Le Freedom Trail nous a fait serpenter dans tout le centre et nous a permis d'en voir toutes les richesses ; un bien bon moment.

Le quizz du coach

Avis aux amateurs de basket. Ci-dessous une icône de la NBA des années 60. Onze fois champion en treize années de carrière, il a donné son nom au trophée de MVP du championnat américain. Là, je vous ai vraiment aidé pour trouver qui est ce personnage emblématique de la ville de Boston. J'attends vos réponses.

11
oct

Par la force des choses, ou plutôt par les forces de l'ordre, nous sommes levés tôt ce matin. Le shériff est venu nous déloger de notre super bivouac au bord de la plage au lever du soleil, comprenez 6h30.

Donc nous pensons à vous, restés sur le vieux continent, où 6h30 n'a rien d'une heure exceptionnelle un jour de semaine pour se lever, ce qui n'est pas le cas pour nous, perpétuels vacanciers, préférant une heure légèrement plus tardive pour sortir des bras de Morphée.

Alors vous aurez le compte-rendu en photos de notre journée d'hier, sur la presqu'île de Cape Cod où nous sommes entrés avant-hier, lieu privilégié de villégiature des présidents américains. Il faut dire qu'on croyait pouvoir passer la nuit sur le parking de la plage devant la maison des Kennedy sans être ennuyés... Ils ne manquent pas de culot ces Français !

Enfin, les présidents américains ne s'y sont pas trompés, la presqu'île est de toute beauté : longues plages de sable fin, dunes et vagues assourdissantes de l'Atlantique sur la face est, plages de l'ouest plus protégées, aux eaux moins tumultueuses, refuge de centaines d'oiseaux à l'intérieur dans des espaces plus ou moins marécageux, avec de nombreux petits lacs.

Les animaux du jour sont des phoques par dizaines qui ont investi l'océan et les plus belles plages de Cape Cod, réputées être les plus belles de tous les Etats-Unis. A 10 mètres de la plage, ils jouent dans les vagues et nous regardent, on se demande au final qui observe qui.

Il paraît que la concentration de phoques à cet endroit attire toujours plus près des côtes son prédateur, le fameux grand requin blanc. Nous n'avons pas vu son aileron au large, peut-être se montrera-t-il aujourd'hui. Car oui, nous resterons sur le secteur, on changera juste de bivouac en espérant que le shériff aura mieux à faire la nuit prochaine...

13
oct

Quelques images valent parfois mieux que de longs discours. Donc je vais essayer de faire court aujourd'hui.

Depuis quelques jours, le temps est avec nous même s'il fait un peu frais et le cadre de notre périple est magnifique. Je vous laisse en juger par vous-même.

Les quelques balades à faire ont aussi été de toute beauté.

Bref, c'est le pied !!!

17
oct

Depuis que nous avons quitté Cape Cod, magnifique étape, le temps a été très changeant. Nos bivouacs nous permettent chaque jour (bien plus que le camping) de profiter de spectacles naturels observés souvent depuis la cabine de conduite ou depuis nos lits en hauteur qui nous offrent une vue plongeante sur l’extérieur, lorsqu’il pleut, ou bien sûr admirés directement en extérieur. Profiter de ces instants nous apprend doucement à prendre tout notre temps, vaste programme bien difficile aussi bien pour Nico que pour moi. Voici donc quelques photos prises de nos bivouacs, au lever ou à la fin du jour.

Sur la route vers le sud, nous avons fait étape à Newport, très jolie ville investie par d’immenses manoirs, plus ou moins visibles dans le centre ville et le long d’un sentier côtier fort agréable.


Désormais, nous approchons « dangereusement » de NYC. L’opération est périlleuse avec un véhicule de notre gabarit, même si les CC américains font 2 fois notre taille. Pour l’instant, nous nous en sortons pas trop mal, avons fait un grand tour par l’ouest pour approcher cette métropole mondiale, et avons trouvé un bivouac en pleine forêt à 25 Km à vol d’oiseau de Manhattan où la nuit a été très calme. Pour la visite de la ville, après de multiples solutions étudiées, nous avons choisi le camping (qui n’a de camping que le nom car il ressemblerait plutôt à un parking où nous nous trouverons collés-serrés avec 50 autre RV américains), il nous coûtera, pour 2 nuits, le budget d’un mois de camping ailleurs, mais nous serrons à 15 minutes de Manhattan par les transports, alors cela se paye… En aussi peu de temps à New-York, et avec notre petit budget, nous avons choisi délibérément de ne faire aucune visite intérieure, ce sera une simple découverte, déjà pas mal de pouvoir faire ça en camping-car. Je vous dirai dans 3 jours, si cet aperçu nous a donné envie de revenir un jour pour en voir plus…

18
oct

Si vous m’aviez dit, il y a un an, que je garerais le CC au pied de la forêt de gratte-ciel de Manhattan, jamais je ne vous aurais cru... Et pourtant ce mercredi 18 octobre 2017, nous y sommes !

Après une bonne nuit en pleine forêt du New Jersey, à quelques encablures de New York, nous nous attaquons à l’arrivée sur « Big Apple ». Quand on voit les nœuds d’autoroutes qui l’entourent, je peux vous dire que l’on en menait pas large et que l’on s’attendait au pire (surtout moi). Et finalement, en 30 minutes chrono, nous étions stationnés sur le Liberty State Park, à l’arrière de la Statue de la Liberté et à quelques pas du Lower Manhattan. Un vrai miracle !

On en profite pour s’en mettre plein les yeux, le temps est superbe et la vue vraiment géniale. Une superbe mise en bouche.

On gare le CC au RV Park juste à côté et on s’attaque à New-York en commençant par le sud de Manhattan.

La tour au pied de laquelle nous sommes garés propose des studios en location à 2200 $ par mois !

Quinze minutes de métro et nous voilà dans le quartier du World Trade Center. Déjà la nouvelle gare donne le tournis par ses dimensions et son luxe apparent. Elle aura quand même coûté 4 milliards de $, quasiment la somme qu’il faudrait pour mettre fin à l’illettrisme dans le monde d’après l’UNESCO – fin de la parenthèse gros râleur.

Les tours qui succèdent aux deux tours jumelles détruites en 2001, rivalisent toutes de grandeur et d’élégance.

Le mémorial 9/11 au pied de ces dernières rappelle sobrement les événements qui ont touché tragiquement les New-yorkais le 11 septembre 2001. Un hommage émouvant à toutes les victimes de ces attentats et un monument qui donne le vertige par l’immensité des deux bassins construits sur l’emplacement exact des deux tours effondrées.

Ensuite direction Wall Street et son non moins célèbre quartier des affaires.

Pas de temps pour le boursicotage pour nous, on file vers la pointe sud et Battery Park pour prendre le ferry de Staten Island. Ce dernier transporte 60000 personnes tous les jours entre les deux rives et permet surtout aux touristes fauchés ou prévoyants de voir la Statue de la Liberté et Manhattan depuis l’Hudson River, car il est gratuit. Une jolie balade sur l’eau sans dépenser un dollar, cela ne se refuse pas.

Nous finissons la journée en déambulant sur Broadway Avenue et ses jolis immeubles pour nous rendre au célèbre pont de Brooklyn, présent dans toutes les séries américaines se passant sur New York. Tout le monde en a plein les pattes, on file au WTC, on rentre en métro, on file à la douche, on s’enfile un plat de pâtes et au lit pour être en forme pour le second round.

Le lendemain, cap sur Midtown et ses hauts lieux symboliques. En sortant du métro, on tombe immédiatement sur l’Empire State Building, tellement gigantesque que l’on a du mal à l’appréhender lorsque l’on est à ses pieds. Il faut quelques blocs de recul pour se rendre compte de son gigantisme. Quelques rues plus loin, pèlerinage pour moi au mythique Madison Square Garden, antre des New York Knicks et terrain de jeu témoin des plus grands exploits de mon joueur préféré, Michael Jordan, qui a toujours fait dans cette salle des matchs de folie. Ils m’ont coûté quelques courtes nuits dans ma jeunesse…

Un petit passage au NBA Store, histoire d’en remettre une couche, une vue sur le toujours élégant Chrysler Building entr’aperçu au détour d’une rue et on file vers la gare centrale. On ne pouvait pas ne pas y passer, tellement le lieu a été immortalisé pour nous par le film … « Madagascar ». C’est peut-être pas du grand cinéma avec un grand C mais on l’a vu tellement souvent avec les enfants qu’il nous était impossible de passer à côté sans y jeter un œil. Et comme le disait Melman, la girafe du film, « elle est grande et elle est centrale, c’est bien la grande gare centrale ».

On remonte ensuite sur la cinquième avenue, les Champs Elysées de NY, pour arriver sur Central Park, le poumon vert de la ville.

Nous redescendons ensuite sur Times Square et sa débauche d’écrans géants. Quand on voit la taille et le nombre de ces derniers, on ne me fera pas culpabiliser de mettre en veille mon vieil écran TV de 82 cm alors qu’ici tout est allumé 24h sur 24. Pour les économies d’énergie, faudra peut être commencer par là avant de s’attaquer à mon salon.

Nous terminons par une petite balade dans Chinatown et son atmosphère toute particulière. Ce n’est quand même pas tout à fait zen, mais c’est moins trépidant que Times Square.

En point final de cette seconde journée, la vue de nuit sur NY illuminé depuis les quais de New Jersey. Une superbe façon de terminer notre escapade new-yorkaise. Les pieds sont en feu, les jambes un peu raides mais les yeux sont remplis de merveilles et la tête est pleine de souvenirs inoubliables. Une splendide étape qui ne nous aura fait qu’entrevoir les mille et une merveilles de la ville. On aura forcement laissé de côté des « must see » mais on ne pouvait pas vraiment faire autrement, manque de temps et de finances oblige. Tant pis, on reviendra si l’envie nous en prend.

Quiz n°2

Comment aurais-je pu passer à NY, sans vous parler NBA ? Donc pour les amateurs, trouvez quel est le joueur présent sur les murs de 37th Street et sur la façade du NikeTown. Indice : il est français…

21
oct
21
oct
Princeton

Princeton

Depuis notre arrivée dans le nord-est des Etats-Unis, nous tentons l’entrée dans les prestigieuses universités américaines, probablement un brin nostalgiques de notre jeunesse estudiantine.

Donc, à Boston, il fallait absolument pénétrer dans les enceintes sacrées de Harvard et du MIT. Recalés dès le métro, ligne en travaux, nous n’avions pu y accéder.

Qu’à cela ne tienne, c’est mal nous connaître que de nous croire abattus dès le premier échec. Pour le repêchage donc, nous avions traversé toute une partie de Boston (on a quand même évité l’hyper-centre) et de sa banlieue en camping-car pour enfin entrer dans ces hauts lieux. Mais nous nous étions alors retrouvés dans des embouteillages liés à une parade et à une journée très festive dans tout Cambridge, qui avait l’air fort sympathique mais avec l’impossibilité bien sûr, encore une fois, de se ranger dans les cours de stationnement déjà bondées. Ce fut donc la mort dans l’âme qu’il nous avait fallu remballer nos livres et nos cahiers et renoncer à notre diplôme.

Redoublant nos efforts, notre cursus nous a mené à proximité d’une autre prestigieuse université : Princeton. Certes moins renommée que les précédentes mais figurant quand même en bonne place dans la IVY League (TOP 8 des universités américaines).

A chaque université son symbole. Ici c'est le tigre.

Et là, nous sommes admis à passer le portail et à nous y promener. Il faut croire qu’ils acceptent tout le monde ici ; il paraît qu’il y a beaucoup d’élèves français ! (compter quand même environ 50000 $ par année de scolarité). Le joli cadre et le calme rendent l’atmosphère propice à l’étude et j'avoue que j’aurais bien envie de reprendre mon cartable pour « graduate » et obtenir mon « bachelor » ici.

23
oct

Depuis que nous sommes entrés dans cet état, tout est beaucoup plus compliqué pour nous. Des interdictions fréquentes signalées de stationner de nuit, ou des évacuations à la nuit tombée par la police alors qu’aucun panneau ne mentionne cette fichue interdiction, nous obligent à parcourir des kilomètres supplémentaires pour trouver l’endroit idéal pour dormir (l’endroit idéal étant devenu l’endroit suffisamment caché de la route et des habitations, finies les vues dégagées sur la mer). En fait, il semble que tous les parkings du secteur (et il y en a à tous les coins de rue) soient interdits 30 minutes après le crépuscule . Cela concerne tout le monde, pas que les RV ; une sorte de couvre-feu déguisé en somme, drôle d’idée dans le pays de la liberté…

En Pennsylvanie, le réseau routier est aussi de bien moindre qualité. Compte tenu de ces contraintes, nous sommes vite passés par ici sans nous attarder. Nous avons fait une journée de visite à Philadelphie, puis avons transité par le pays Amish avant de faire route vers Washington D.C. où il est prévu que nous restions plusieurs jours.

Philadelphie, ou Philly comme on l’appelle ici.

C’est dans cette ville que fut signée la déclaration d’indépendance en 1776 (d’où le nom de l’équipe NBA, the 76ers), puis la constitution des Etats-Unis ; une ville symbole donc pour des millions d’Américains. Mais notre arrivée dans cette métropole a tout de suite cassé l’idée que l’on pouvait se faire d’une ville historique : des quartiers très dégradés forment le paysage autour de l’autoroute que nous empruntons. Il est vrai que depuis notre entrée aux USA, on se demandait où étaient les pauvres, nous n’avions vu que de beaux quartiers, aucun ghettos, pas de mendicité dans les villes. Et bien, on dirait bien que tous les pauvres sont à Philly.

Après la banlieue, l’impression se confirme dans le centre ville où beaucoup de SDF et de junkys occupent les bancs publics et les moindres recoins de la cité, beaucoup de magasins fermés, de vitrines blanchies et des immeubles entiers mal-en-point non loin du quartier des affaires, impression étrange… Les enfants et moi détestons l’endroit, sale, bruyant et pauvre. Nico est moins pessimiste et fait de jolies photos des quelques rues et bâtiments bien entretenus. N’ayant pas fait de prises de vue correctes des banlieues depuis l’autoroute, vous ne verrez donc que le beau côté des choses sur nos images. Point positif de la journée : de délicieux bretzels pur beurre achetés frais sortant du four dans le marché de Philly, un vrai régal. Ça fait du bien.

En terre Amish

La foi des Amish les oblige à refuser tout changement qui leur faciliterait la vie. Ils n’ont pas droit de posséder un véhicule à moteur : leur voiture et les outils de travail dans les champs (ils sont en très grande majorité agriculteurs) sont tirés par des chevaux. Les pédales au vélo sont aussi un problème, ils ont donc souvent une sorte de trottinette à grosses roues. Pas de télé, de radio, de téléphone et donc pas d’internet. Les femmes ne se coupent jamais les cheveux qu’elles coiffent en chignon et couvrent. Les hommes portent la barbe mais pas la moustache. Personne ne doit porter de vêtements avec des boutons, mais là je n’ai pas compris pourquoi…

Ils vivent au contact du reste de la population, et donc au milieu des panneaux publicitaires gigantesques, des magasins d’usine outlet et des chaînes de fastfood. Dans ces conditions, on pourrait croire que leur communauté va disparaître. Pourtant elle a doublé en 20 ans (5 à 8 enfants par famille en moyenne selon les sources, plus de 10 enfants n’étant pas rare), ils sont environ 328000 en Amérique du Nord aujourd’hui.

Quizz du coach n°3

Si je vous dis Philadelphie 76ers et « l’échassier », saurez-vous me dire qui est cette légende NBA des années 60-70 ?

26
oct

Ville administrative par excellence, elle n'attire pas le touriste pour sa vie nocturne ou le shopping mais elle offre d'autres atouts et notamment la gratuité de nombreux musées plutôt bien côtés, ce qui nous a incité à y séjourner plusieurs jours.

Jour 1

Cette première journée nous mène au pied du Capitole et de la Bibliothèque du Congrès. Nous laissons tomber la visite intérieure du Capitole, pour laquelle il nous aurait fallu abandonner tout le contenu de nos sacs à dos mais faisons avec plaisir, la visite de la Bibliothèque. Cet édifice propose un très bel intérieur avec, en outre, des expositions très intéressantes réalisées avec des documents sortis de sa collection, qui nous donnent mille occasions de faire des cours d'histoire et de géographie aux enfants : la visite a pris une bonne heure et demi au lieu de 5 minutes !

Le Capitole
La Bibliothèque du Congrès

L'après-midi est consacrée à la visite du National Air and Space Museum, un des musées les plus visités au monde, et ce n'est pas seulement pour sa gratuité. Il propose une collection impressionnante pour illustrer le développement de l'aviation et de la conquête spatiale.

Jour 2

Nous commençons la journée par le National Museum of Natural History (musée aussi réputé que celui de la veille) qui propose plusieurs sections : une sur les mammifères, une sur les origines de l'homme, une sur les minéraux et une sur les squelettes, et notamment ceux de dinosaures...

La deuxième partie de la journée est occupée par une longue marche dans la ville pour voir la maison blanche bien entendu, mais aussi un bon nombre de bâtiments et d'œuvres d'art construits ici en mémoire d'hommes ou d'événements qui ont marqué l'histoire des USA.

La maison blanche en costume d'Halloween
Les mémoriaux 

Jour 3

Le dernier jour est réservé au zoo de Washington, nous l'avions promis aux enfants, et nous préférons quand même voir des animaux en vie que les animaux empaillés conservés au musée, même si c'était bien fait.

Les fauves, toujours aussi fascinants 
Nous découvrons les espèces que nous pourrons voir en Floride, vivement ... 
(Tous) petits et grands singes 
Les pandas géants, exceptionnels ! 

Au bout de ces 3 jours, il reste encore énormément de musées qui paraissent fort intéressants à voir. Mais il faut bien avouer que notre camping, plutôt bruyant, et un peu trop éloigné du centre de Washington ne nous incite pas à rester (il est situé à 3 Km du métro que nous parcourons à pied aller et retour tous les jours dont une bonne partie au bord d'une grande route), et d'autant plus qu'il pleut désormais.

Avec Washington, nous avons terminé ce premier mois aux Etats-Unis et le circuit des grandes villes. Nous nous dirigeons désormais vers des parcs nationaux dans les Appalaches.

A bientôt.

31
oct

En ce jour d’Halloween, après avoir rencontré notre lot de citrouilles sur le bord des routes, nous partons nous cacher dans les forêts de Shenandoah pour éviter toute rencontre malheureuse avec des monstres assoiffés de sang ou de sucreries.

La surprise est venue de l’apparition de jolies biches et de quelques jeunes cerfs, même en plein cœur du camping. Mais toujours pas d’ours noir en vue, tant-pis ou tant-mieux…

La neige tombée la veille a rendu féeriques les paysages de nos premières balades. La route panoramique de 105 miles donne des points de vue majestueux sur la chaîne des Appalaches et les forêts qui la couvrent. Les quelques sentiers empruntés nous mènent à des points de vue ou à des cascades.

Shenandoah a été une étape reposante après l’effervescence des villes et nos difficultés à trouver des bivouacs calmes. En effet, depuis quelques jours, seuls les parkings de supermarchés nous ont accueilli puisqu’ils sont ouverts 24h/24, mais on ne peut pas dire que l’on y dorme bien. On verra pour la suite du périple.

7
nov

Après cette belle étape de Shenandoah, nous filons le long des Appalaches pour rallier un autre parc national, celui des Great Smoky Mountains.

Entre temps, nous passons deux journées au cœur des forêts de cette belle région rurale, où nos bivouacs sont splendides et reposants. De bien belles étapes.

Par un samedi maussade, nous approchons de Great Smoky Mountains. Pour info, il s’agit du parc le plus visité des Etats-Unis avec près de 10 millions de visiteurs par an alors qu’outre-Atlantique, quasiment personne n’en a entendu parlé. Ce succès tient en partie de sa proximité avec de nombreuses grandes villes de l’Est américain, en ces grandes capacités d’accueil toute l’année durant, tant pour les campeurs que pour les « motorisés » et, aussi sûrement, par sa gratuité.

Au final, y arriver un samedi soir, alors que le temps y est quasi estival, n’est peut-être pas la meilleure des idées. Et, hélas, ce fût le cas. Dès la sortie de la highway, les 40 kilomètres qui nous séparent de l’entrée du parc se transforment en parcours du combattant dans un univers parallèle. En effet, profitant de ce nombre incroyable de visiteurs, la petite ville de Pigeon Forge s’est transformée en un « Las Vegas » du pauvre. Parcs d’attractions en tous genres, musées sur tout et n’importe quoi, salle de spectacles à gogo, chaînes de restaurant à foison, une longue litanie de motels du plus classe au plus crasse, bref, tout pour nous plaire.

Trois quart d’heure d’embouteillages plus tard, nous voilà sortis de ce capharnaüm commercial et apparaît maintenant la crainte de ne pas trouver de place pour la soirée au cœur du parc. Heureusement, il reste deux sites sur les 200 emplacements du camping. Ouf, on s’y installe fissa. Malgré un voisin du genre pénible avec son générateur en route jusqu’à 10 PM, nous passons finalement une bonne nuit et sommes fin prêts pour nous attaquer à la route panoramique du parc avant que des hordes d’américains ne s’y rendent.

Le début de route est féerique avec son cortège d’arbres aux chaudes couleurs d’automne.


Mais, plus la pente s’accentue, mieux nous comprenons l’origine du nom du parc. En effet, vers les 1200 mètres d’altitude, le ciel se couvre de gros nuages qui s’accrochent durablement au relief. Au point culminant, à Clingsman Dome, nous sommes dans une véritable purée de pois cassés, on n’ y voit plus rien à dix mètres. Pour le panorama jusqu’à l’océan, on repassera. Le Visitor Center nous annonçant ces mêmes conditions météorologiques pour la journée voire pire, nous amorçons notre descente dans la brume. Les possibilités de randonnées étant faibles et ces dernières déjà bien engorgées par les promeneurs du dimanche, nous quittons à regret les Appalaches qui nous auront quand même réservé de bien beaux paysages.

Hélas, comme souvent quand le bivouac se cherche dans un endroit imprévu et puisque le réseau téléphonique nous joue des tours et nous empêche toute recherche sur GoogleMap, nous finissons sur un parking d’un ancien supermarché désaffecté en bord de route. Au final, une nuit bien pourrie, avec des jeunes désœuvrés pour nous tenir éveillés jusqu’à minuit, et une circulation plutôt soutenue et proche pas vraiment apaisante. Cela arrive de temps à autre, c’est comme ça.

Donc le lendemain matin, nous repartons à la recherche de réseaux et, sur un parking de zone commerciale, nous utilisons un Wifi gratuit (la 3G étant toujours en carafe) pour trouver un havre plus reposant pour la nuit. Nous préférons donc choisir un State Park en Caroline du Sud qui semble prometteur et pas trop cher.

Et, on peut dire que pour une fois, on n’est pas loin de l’endroit paradisiaque. Un emplacement au pied d’un lac, un temps idyllique, une nature sauvage à nos pieds avec hérons, poissons sauteurs, écureuils et aigles pêcheurs pour voisins.

Le pied quoi…. On peut même sortir les fauteuils, manger dehors le soir, petit -déjeuner au grand air et faire les cours en pleine nature. Je pense que l’on va s’en prendre pour une deuxième nuit.

10
nov

Depuis quelques jours, nous traversons la Caroline du Sud. Cet état est un des premiers à avoir fait sécession lors de la guerre civile américaine. Nous sommes donc maintenant dans le Deep South, celui des conservateurs, des planteurs de coton et des vrais américains pur jus comme dans "Sheriff, fais moi peur". Attention les références ! Pourtant, pour nous, il est plus facile de trouver des bivouacs, l'accueil y est sympathique et les paysages changent enfin. Même si le temps n'est pas encore au beau fixe, on sent que l'on change de climat et que l'on se rapproche du soleil. Finis les érables, bonjour les pins. On se croirait presque à la maison.

Nous sommes aujourd'hui passés par le Congaree National Park, une étonnante forêt les pieds dans l'eau. Un drôle d'univers aquatique que nous avons parcouru pendant près de 4 kilomètres sur un sentier en bois. Une jolie balade qui fêtait le retour du soleil et aérait les esprits après quelques journées maussades passées dans le camping-car entre courses, laveries et obligations scolaires. Espèrons que ça dure !

On file ensuite sur Charleston, première ville du Sud que nous allons visiter.

A bientôt. Nico.

12
nov

Aujourd'hui le compteur du CC a passé la barre symbolique des 10000 Km dans le nouveau monde. En 2 mois et demi, la moyenne est de 120 Km par jour, à peine un peu plus que ce que l'on escomptait au départ (100 Km par jour). Nos prévisions par rapport à notre itinéraire semblent respectées aussi, tout va donc pour le mieux.

Dans le sud du pays, les visites nous plongent dans le passé colonial et esclavagiste de la région. Les villes, tout comme la campagne, sont marquées par leur histoire. On peut voir dans les villes de nombreuses maisons coloniales des XVIIIème et XIXème siècles comme à Charleston.

La nonchalance sudiste des planteurs de coton ou de riz se retrouve encore dans les rues de la ville de Beaufort.

Le monde rural est quant à lui découpé en de grandes parcelles agricoles que l'on nomme encore ici "plantations" alors que partout dans le nord des Etats-Unis, les agriculteurs tiennent des "farms" ou des "ranchs". Et je ne crois pas que ce soit une simple question de sémantique, la société paraît ici encore bien scindée : d'un côté les riches WASP qui passent du bon temps sur le front de mer, de l'autre les femmes noires qui tressent des paniers à partir de matières naturelles (les sweetgrass baskets) et qui les vendent au bord des routes.

La plantation de Charles Pinckney, signataire de la constitution des Etats-Unis et planteur de coton, maître d'esclaves. 

Revanche de l'histoire, ces paniers, très jolis et de belle qualité, sont vendus hors de prix (130 $ pour une corbeille de 10 cm de diamètre environ !) et doivent bien assurer des revenus substantiels à celles qui les confectionnent. Malgré cette réussite commerciale locale, la communauté noire reste ici, à priori, pour une grande majorité, cantonnée aux quartiers les plus défavorisés.

A bientôt. Carine.

14
nov

C'est par un magnifique coucher de soleil sur les marais du sud de Savannah que je vous livre ces quelques mots sur notre étape du jour.

Nous continuons notre descente vers le sud en faisant une dernière étape avant la Floride, dans la jolie cité de Savannah. Cette ville a une longue histoire à l'échelle des Etats-Unis et son centre ville a su conserver son charme ancien. On y déambule au milieu d'anciennes places plantées de sycomores centenaires recouverts de mousse espagnole.

On y aperçoit de belles demeures antebellum aux styles tous différents, signe de la prospérité de la ville au début du XVIII° siècle.

Nous en finissons donc avec les villes du Sud, à nous la Floride, ses plages de sable blanc, ses cocotiers et ses retraités américains.

See you soon. Nico.

19
nov

Nous sommes arrivés mercredi soir dernier dans le "Sunshine State". Nous y avons passé une agréable première nuit près d'une "boat ramp", ces rampes de mise à l'eau pour bateau, situées souvent dans des coins calmes et ouvertes 24h/24. Au petit matin, en remplissant mes devoirs ménagers (en l’occurrence, aller jeter la poubelle), je jette un œil sur la rivière qui jouxte notre bivouac. Il me semble apercevoir un mouvement dans l'eau, je m'approche, plus rien... Je tourne la tête, et là, première surprise, il apparaît devant moi une troupe de dauphins en pleine pêche au bord du rivage. Je rameute la petite famille et nous profitons de ce fabuleux spectacle à quelques mètres de nous. Et, seconde surprise, en nous retournant, nous entrevoyons un lamantin à nos pieds en train de petit-déjeuner. Une bien belle façon de commencer la journée même si la mise en route pour le travail scolaire ne fut pas évidente.

Ensuite nous filons sur Saint Augustine. Nous débutons ici notre périple dans la partie espagnole de l'histoire américaine. Cette très jolie ville se targue d'être la plus ancienne du pays et daterait de 1565. On peut y voir le plus ancien fort datant de l'époque ibérique.

Son centre ville piétonnier est aussi très charmant, nous y trouvons même d'excellentes pizzas dignes de la Toscane.

Nous consacrons nos après-midi à profiter de nos premières plages de sable blanc. Un vrai régal même s'il fait encore un peu frais pour tenter la baignade.

Nous poursuivons enfin vers le sud et le Cap Canaveral Seashore. Plus connu pour être le site de lancement du programme spatial américain, ce dernier comprend aussi une réserve faunique de tout premier choix. Les paysages côtiers y sont splendides et variés.

Et pour la faune, je laisse les photos parler d'elles-mêmes.

Voilà à quoi ressemble les lamantins, mammifères marins de près de 3 mètres et 600 kg qui broutent le fond des rivières.. 
Un tatou curieux 

Une matinée de safari digne des réserves africaines. Pour l'instant, la Floride c'est top (à part peut-être les moustiques qui nous bouffent pendant que j'écris ces lignes).

22
nov

Depuis notre dernier point route, nous avons filé plein sud au coeur de la Floride afin de parvenir en semaine sur l'archipel des Keys qui, telle la lumière sur les moustiques, attire tous les Américains du nord vers son climat clément et ses plages ensoleillées. A cause de ce succès, les prix des nuitées ici sont souvent exorbitants. Mais, durement touchées il y a 2 mois par l'ouragan Irma, les îles de l'archipel bradent leurs offres touristiques afin de faire revenir des touristes effrayés. Une regrettable opportunité dont nous profitons pour passer 2 nuits dans ce bout du monde.

Entre-temps, nous avons fait des étapes techniques (comprendre laverie, cours, courses...) qui nous ont permis de découvrir la faune locale.

L'intérêt des Keys réside d'abord dans cette longue route qui relie les îles de l'archipel sur près de 180 Km et qui surplombe l'océan Atlantique à intervalles réguliers.

Malheureusement, le paysage est fortement marqué par le passage de l'ouragan IRMA. Des tonnes de débris jonchent encore le bord des routes en attente d'être déblayées, des bateaux sont encore échoués ici ou là, au large ou sur la côte... La carte postale est un peu gâchée mais on imagine la détresse des habitants lorsqu'ils sont revenus après l'ouragan : beaucoup d'infrastructures de tourisme ont été dévastées et resteront fermées jusqu'à la prochaine saison.

Notre campement nous aura encore une fois réservé quelques surprises.

La Key deer  est un cervidé endémique des Keys en voie de disparition mais qui s'est très bien adapté aux espaces touristiques.

Une balade jusqu'à Key West nous permet de profiter d'une plage de sable blanc aux eaux cristallines au point le plus au sud des Etats-Unis continentaux.

Le centre a gardé son charme caribéen de l'époque d'Hemingway qui y cuvait de temps en temps son whisky.

Nous finissons l'étape des Keys demain et repartons vers le nord.

Nico et Carine, en écriture à quatre mains (mais un seul cerveau, devinez lequel).

23
nov

Ce parc a la réputation d'abriter la plus belle plage des Keys. Nous y faisons donc une étape avant de quitter l'archipel. Malheureusement, le parc a aussi été fortement touché par l'ouragan IRMA. On imagine aisément la beauté du site alors qu'une végétation luxuriante le couvrait encore il y a 3 mois.

Le paysage qui caractérise Bahia Honda est cette voie ferrée inachevée qu'un milliardaire américain du nom de Flagler a voulu construire au début du XXème siècle pour relier les îles de l'archipel jusqu'à Key West. Ruiné dans les années 30, le projet n'a jamais abouti mais les constructions sont toujours là. Certains diront que cela gâche le paysage mais nous trouvons que ces morceaux d'acier rouillés sont assez photogéniques et donnent de la profondeur à nos clichés.

Mais les invasions de moustiques transforment vite ces lieux paradisiaques en enfer. Au bout de 2 jours, il est temps qu'on s'en aille.

25
nov
25
nov
Parc national des Everglades

Au coeur des Everglades

Le sud-ouest de la péninsule floridienne est occupé en grande partie par le parc national des Everglades.

Ce vaste espace naturel, menacé par l'exploitation de la canne à sucre qui occupe toute sa partie nord et lui déverse son lot de pesticides, nous permet d'admirer des écosystèmes et une faune que nous n'avons pas dans nos contrées.

Tout d'abord les paysages, tous marqués par une présence quasi permanente de l'eau douce ou salée. On y voit même quelques exemples de mangroves et de leur drôle d'enchevêtrement végétal.

Sa faune, endémique ou passagère (cette zone étant un espace de repos pour de nombreux migrateurs), nous offre un vrai festival animalier concentré sur deux points, Flamingo au bord de la mer et Royal Palm au cœur du marais. A vous de reconnaître balbuzards, urubus, lamantins, crocodiles, alligators, tortues, poissons, échassiers et autres oiseaux en tout genre.

Encore un sacré spectacle que nous a offert la nature.

A bientôt. Nico.

26
nov

Abreuvés toute notre jeunesse par de nombreuses séries américaines, nous avions déjà en tête une bonne idée de ce que l'on pouvait attendre de Miami. Et tout est bien là : les immenses plages de sable blanc devant un océan magnifique, les jolies filles et les gars musclés en plein effort faisant aussi partie du paysage, les sauveteurs (mais pas en maillot rouge, ça c'est à Malibu près de Los Angeles, ce sera peut-être pour plus tard) et leurs postes de secours, des voitures de police qui patrouillent sur la plage, des bateaux des plus sportifs aux plus luxueux, des jet-skis qui entrent dans la baie à pleine vitesse en dérapant, des villas luxueuses, des palmiers et des cocotiers sur la plage ou sur les toits, les tours de Miami downtown et les bâtiments Art Déco sur le front de mer.

Puisque plus aucune ville ne nous fait peur depuis que nous avons traversé New-York, nous sommes entrés dans Miami hier après-midi et avons tenté, avec un certain culot, de garer notre mastodonte sur un parking de plage. Certes, nous n'essayons même pas South Beach, la plus fameuse plage de Miami, nous nous contentons de North Beach, plus populaire. Et bien, nous étions stationnés en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire à 100 m de la plage ! La fin de journée a donc été consacrée à la baignade dans des eaux bien chaudes, facilement à 25°C.

Après avoir passé notre nuit sur le parking de la plage pour pas un penny, alors que les hôtels du coin louent des chambres à environ 100$ et facturent à leur client 30$ pour le parking, nous sommes partis ce dimanche matin visiter Miami downtown, le centre-ville dans lequel un métro (gratuit lui aussi) nous mène à travers les gratte-ciel.

Miami, c'est aussi le plus grand port de croisière au monde, qui déverse chaque jour dans la ville des milliers de touristes venus pour une croisière dans les Caraïbes. La richesse s'étale sans vergogne dans cette ville qui "abrite" toutefois un bon nombre de laissés pour compte, surtout dans sa banlieue, mais aussi en plein centre (il faut bien regarder les photos).

Nous finissons notre matinée visite avec South Beach et son quartier Art Déco qui occupe le front de mer. Vestige des années 1930, il présente une belle unité architecturale et, comme savent bien le faire les Américains, on soigne le détail en garant devant les hôtels de superbes voitures de collection.

Cette étape a enchanté toute la famille. A bientôt. Carine


Le quizz NBA

Puisque je me retrouve sur ce blog avec de nombreux fans de la ligue américaine de basket, continuons avec la franchise du jour, le Miami Heat. Bien avant l'arrivée des Tres Amigos dont vous pourrez bien-sûr me citer les noms (4 finales de 2011 à 2014 pour 2 titres, allez c'est facile), cette équipe a fait vibrer les nuits de ma jeunesse (pour préciser, je suis né en 76), avec un duo meneur-pivot de grand talent. Ils ont souvent donné du fil à retordre à mes Chicago Bulls chéris et se sont également sévèrement bastonnés avec les horribles Knicks de Pat Ewing. A vous de trouver qui sont ces 2 grands joueurs (l'un des 2 a réussi à finir sa carrière sur un titre avec cette équipe en 2006). Trop facile...

1
déc

Nous continuons notre route vers le nord en longeant la côte ouest de la Floride. Le parcours nous réserve encore de bien belles surprises.

Sur l'île de Sanibel, une réserve animalière se cache au milieu des marais et des infrastructures touristiques. On y trouve encore de magnifiques oiseaux dans des paysages toujours aussi beaux.

La suite : un temps magnifique, des plages de sable blanc ou gris à vous couper le souffle et une eau cristalline où il fait bon se baigner. On n'est pas loin du paradis sur terre.

Turtle beach, une plage de gros sable gris

En contournant l'énorme agglomération de Tampa, nous faisons une pause dans un site étonnant. Au premier abord, cela ressemble à une visite industrielle.

Mais en fait, il s'agit d'un point d'observation exceptionnel sur cette drôle de bête qu'est le lamantin. Ce mammifère marin pouvant peser jusqu'à 600 Kg peuple les eaux de Floride et trouve ici, près d'une centrale électrique, un environnement propice à sa survie puisque les eaux y ont une température toujours supérieure à 22°C. Drôle de visite comme savent le faire les Américains.

5
déc

Après avoir à nouveau retardé nos montres d'une heure aujourd'hui (il est désormais 11 heures du matin chez nous quand il est 18h00 chez vous), nous sommes arrivés près de Pensacola, ville du nord-ouest de la Floride qui promet encore de belles plages de sable fin. Malheureusement, nous ne profiterons surement pas des plages cette fois-ci, le temps étant devenu très pluvieux et les températures chutant dans les jours à venir suite à une vague de froid venue du nord. Le paysage entre deux averses est toutefois magnifique.

Sur notre route vers l'ouest, nous avons fait quelques petits arrêts sympatiques.

D'abord, nous avons fait une courte pause pour voir les lamantins dans la Crystal River. Des sources d'eaux chaudes résurgeantes en font un refuge pour ces mammifères marins lorsque les eaux du Golfe du Mexique deviennent trop froides (en dessous de 22°C). Le site est très beau mais cette fois-ci, pas de chance, aucun lamantin. C'est dommage, vue la clarté de l'eau, on aurait pu les voir entièrement pour une fois. Tant-pis, ce sera pour un autre voyage.

Nous avons ensuite fait une pause au camping dans un State Park qui disposait aussi d'une source d'eau chaude où on pouvait se baigner. Cela dit, même à 22°C, c'est pas très chaud... Seuls les 3 gars s'y sont frottés.

Comme toujours dans les espaces protégés aux Etats-Unis, nous avons pu y voir de nombreux animaux, urubus, aigrettes et hérons, nos favoris depuis quelques temps, un lamantin, quelques tortues qui jouent à cache-cache dans l'eau, divers poissons gigantesques, un tatou, des dizaines d'écureuils gris, quelques biches qui nous observent et des ratons-laveurs mais qui, trop timides, ne se laissent pas photographier.

6
déc

Nous n'avons pu résister à l'envie de sortir sous la pluie pour faire quelques photos de cette dernière magnifique plage floridienne. Le sable est d'une telle blancheur qu'on a presque l'impression d'être dans la neige, sentiment fortement renforcé par les températures du jour (4°C !).

Nous occupons le début d'après-midi dans le petit "centre historique" de Pensacola qui abrite quelques jolies maisons en bois du XIXème siècle, avec les décorations de Noël en prime.

9
déc

Pour notre dernière étape floridienne, nous visitons le musée de l'aéronavale américaine situé sur la base militaire de Pensacola. Vous penserez que nous sommes devenus de fervents amateurs d'aviation militaire alors qu'en fait, il s'agit encore et surtout d'un musée gratuit, et qui en principe, plaît aux enfants. Après avoir montré patte blanche à l'entrée ultra-sécurisée de la base, nous avons erré quelques heures parmi des avions retraçant l'histoire du XXème siècle de la 1ère guerre mondiale à la première guerre du Golfe.

Ensuite, tout schuss vers la Nouvelle Orléans car notre visa pour les USA expire à la fin du mois. Les Etats-Unis, c'est grand, il ne faudrait pas trop traîner. De plus, quelle surprise ce matin, il a neigé sur les routes du Mississipi dans la nuit. Bref, ça caille. Pour nous dégourdir les pattes, nous faisons étape dans la Barataria Preserve, un bayou au sud de la Nouvelle Orléans. Mais les oiseaux et les alligators ne sont pas au rendez-vous, même eux doivent avoir trop froid.

10
déc

Ce frais dimanche matin de décembre nous mène aux portes du Vieux Carré de la Nouvelle Orléans.

Une fois le camping-car garé sur un parking quasi-désert à quelques pas du "French Quarter", nous entamons notre balade au coeur de cette ville bien à part aux Etats-Unis. Ni vraiment européenne, ni vraiment américaine, c'est une cité bien difficile à décrire. Le dédale des rues du vieux New Orleans sent les lendemains de fêtes et les bars s'y alignent tout du long. Pourtant, tout y est ultra sécurisé par une police omniprésente, en tout cas dans les quartiers touristiques. Les bobos venus s'y encanailler le samedi soir se retrouvent aux tables des plus beaux hôtels de luxes le dimanche à l'heure du brunch. Après bières, whiskies et jazz, une gentille petite omelette aux fines herbes et un petit thé au jasmin pour remettre les pieds sur terre et les idées en ordre. Encore un des paradoxes de l'Amérique puritaine, qui trouve dans certaines villes comme New Orleans ou Las Vegas, le moyen d'approcher le démon avant de revenir à une réalité plus rigoriste.

Le jazz est omniprésent dans la ville. La musique s'écoute dans les salles de concert, dans les bars, les restaurants mais aussi dans la rue. Les artistes vendent des œuvres en rapport avec la musique et le mobilier urbain rappelle ce lien unique qu'a La Nouvelle Orleans avec le jazz.

12
déc

Après cette petite étape jazzy, nous traversons les bayous pour entrer en pays cajun. Nous y faisons une courte étape au bord du Lake Martin, qui présente un magnifique paysage lacustre. Hélas, pour la vie animalière, c'est un peu tard dans la saison, les alligators se cachent au fond de leur tanière tout comme leurs autres cousins reptiles (tortues, serpents...) .Nous n'aurons donc droit qu'à quelques beaux oiseaux et surtout à l'un des plus célèbres d'entre eux, le Bald Eagle .

Ce pygargue est l'animal symbole des États-Unis, bien que l'on en trouve plus qu'à peu près 500 couples dans tous le pays. Nous aurons eu la chance de l'entrapercevoir grâce à un photographe amateur présent au bord du lac qui l'avait vu dans la journée. Belle surprise !

Nous irons aussi faire un petit tour dans le musée acadien de Lafayette pour en apprendre un peu plus sur l'histoire tragique de ces cousins français. Partis dans le Nouveau Monde au XVII° siècle, ils s'acclimatent difficilement au climat rigoureux de l'est canadien, y fondent une colonie florissante mais la défaite française face aux Anglais au cours de la Guerre de 7 ans entraînera leur déportation sur les côtes américaines. Certains reverront la France, d'autres repartiront vers l'Amérique et la Louisiane pour s'y installer définitivement et y former la nation cajun qui est toujours bien présente à ce jour.

Avant de passer au Texas, nous faisons une halte dans la capitale américaine du riz, Crowley. La chargée du tourisme mettra tout son cœur à nous raconter l'histoire de la ville pendant près de deux heures, au rythme effréné de cet anglais si particulier du sud des USA. Nous entendrons parler de la culture du riz, de l'implantation de Ford et de la vie de l'icône locale, JD Miller, un producteur de musique de la seconde moitié du XX° siècle, qui produira pendant près de cinquante ans, des figures locales de country music et de swamp blues. Bref, un peu de tout et n'importe quoi, mais l'accueil y a été si sympathique et passionné, que nous n'avons pu qu'apprécier ce petit intermède.

Maintenant, direction le Texas pour préparer l'arrivée au Mexique.

18
déc

Notre première partie de voyage aux States touche à sa fin et nous avons choisi la ville de San Antonio pour y faire une dernière étape. Pourquoi San Antonio, me direz-vous ? Et, bien sûr, je vous répondrai en toute honnêteté, pour ses ... missions catholiques du XVIII° siècle. En effet, la cité regorge de ces constructions religieuses très présentes dans tous le Texas qui permirent la diffusion de la foi catholique auprès des populations indiennes. La plupart ont quelques vestiges bien préservés qui nous donnent un avant goût du Mexique, vers lequel nous nous dirigeons.

J'entends déjà certains se gausser et se dire que je vous en raconte un peu des vertes et des pas mûres. Vous vous dîtes certainement que pour moi, San Antonio ne peut rimer qu'avec Spurs, la franchise NBA de la ville. Alors, oui, je l'avoue, j'y avais bien pensé en préparant ce voyage, cette étape téxane pourrait bien me permettre de toucher d'un peu plus près ce rêve NBA qui m'habite depuis plus de 20 ans. Et, grâce à la persévérance et aux exceptionnelles qualités d'organisation de ma chère et tendre, le rêve est devenu réalité et c'est par un soir bien pluvieux de décembre que je vois avec toute ma petite famille, ma première (et peut-être dernière) rencontre NBA en live, qui plus est, avec les Spurs de San Antonio, l'équipe la plus chère aux yeux des amateurs de basket français et des amoureux de basket tout court. Le plein d'émotion et les grands frissons ont bien été de la partie, même si le match n'a pas été d'une qualité exceptionnelle. Mais ce n'était pas l'essentiel. Une bien belle soirée pour nous tous et encore des souvenirs en pagaille.

20
déc

Dans quelques jours, nous serons au Mexique.

Pour en voir les étapes, c'est sur le carnet suivant, disponible sur notre profil ou ici.

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